Vœux de Nouvel An

 

Très chers lecteurs,

 

A l’occasion de la Nouvelle Année, nous vous adressons nos meilleurs souhaits de bénédictions divines.

 

Puissent la grâce d’En-Haut vous soutenir quotidiennement, afin que vous puissiez persévérer dans la foi et croître à la ressemblance de Jésus, notre Seigneur et Maître, tout en vous dépensant au service de l’Eternel, notre Bon Père Céleste.

 

L’année 1999 est passée. Nous savons ce que furent nos moments de tristesse et de joie, et remercions l’Eternel d’avoir fait aussi briller sur nous le soleil de sa bonté et de sa miséricorde.

 

L’année 2000 a commencé. Quelles que soient les épreuves qu’elle nous réserve, sachons que la consolation sera là aussi pour nous encourager.

 

Aussi, ne lâchons pas l’ancre de la foi. Apprenons à considérer comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles nous pouvons être exposés (Jacques 1: 2), et n’oublions pas que ces épreuves et difficultés ne sont pas des marques de défaveur, mais au contraire des témoignages de l’Esprit, attestant à nos esprits que nous sommes enfants de Dieu. -Romains 8: 16.

 

Le passage à l’an 2000 a suscité de nombreuses craintes et appréhensions, et notamment celle d’une fin du monde ou d’une catastrophe universelle. Heureux sommes-nous de savoir que la terre existera toujours pour être l’habitation éternelle de l’homme. Nous savons aussi que ce qui prendra fin, ce sera l’ordre de choses présent, le présent monde établi sur des fondements injustes, où l’égoïsme, l’orgueil, la jalousie, la cupidité, la violence prévalent sur l’altruisme, la bonté, la miséricorde, l’amour. Et, dans un temps qui ne paraît pas trop éloigné, un nouvel ordre de choses sera établi, à l’échelle mondiale et sous un gouvernement unique, celui de Christ, où la justice habitera.

 

Sachant cela, redressons-nous et levons nos têtes, car notre délivrance approche, comme nous le dit le Seigneur en Luc 21: 28.

 

Aussi, ne faiblissons pas dans la foi. Accrochons-nous aux promesses divines. Déchargeons-nous sur Dieu de tous nos soucis, fixant les regards sur Jésus, le Chef et le Consommateur de notre foi. -Hébreux 12: 2; 1 Pierre 5: 7.

 

" Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, aux siècles des siècles! Amen! "- Ephésiens 3: 20, 21.

" Recommande ton sort à l’Eternel, mets en Lui ta confiance, et Il agira. "

 

Psaume 37: 5.

 

Comme tous les chapitres précédents, celui de 1999 est soigneusement archivé dans la bibliothèque divine. Aujourd’hui nous ne pouvons plus rien y rajouter ni rien en retrancher. C’est l’heure des bilans, celui de la réflexion, celui des nouvelles résolutions.

 

Comme l’a fait David dans le Psaume 34: 9, nous pouvons déclarer: " Sentez et voyez combien l’Eternel est bon ".

 

Dieu est bon car pour nous qui sommes ici présents, Il nous a fait bénéficier généreusement des 365 levers et des 365 couchers du soleil. Certains de nos frères, de nos sœurs, fatigués par le poids de la vie, se sont vu clore leur chapitre par anticipation, pour en entamer un d’une autre dimension.

 

Que nous apporte cette année, qui clôt exceptionnellement un Millénaire? Quelles sont les perspectives, les attentes?

 

Pour le monde en général cette nouvelle année, marquée de trois zéro, est un grand point d’interrogation. Elle est synonyme d’espérance certes, mais entremêlée d’incertitudes, de confusion, de terreur parfois, et de la peur du lendemain.

 

Les paroles de l’apôtre Paul en Romains 8: 22 sont toujours d’actualité: " Or, nous savons que jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement ", car comme nous le précise le verset 20: " la création a été soumise à la vanité ", et subit aujourd’hui encore les effets dévastateurs de la condamnation divine.

 

Plus qu’aucune année passée, le passage à l’an 0 séparant les deux millénaires, est l’objet de manifestations toutes particulières, souvent représentées par le franchissement d’une porte symbolique dressée en la circonstance.

 

A tout ceci vient s’ajouter l’étendue des préparations de festivités, des excès de manger et de boire, de la débauche, de l’immoralité, de la déchéance. Une seule chose essentielle est oubliée-Dieu.

 

Les préparatifs gigantesques devant clore ce millénaire, font penser à une autre période de temps de l’histoire, où des hommes, des femmes, dans l’insouciance la plus totale- " mangeaient et buvaient, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; le déluge vint, et les fît tous périr "( Luc 17: 27). Matthieu nous donne une précision supplémentaire " ils ne se doutèrent de rien ". Dans le verset 26 qui précède, notre Seigneur déclare: " Ce qui arriva du temps de Noé, arrivera de même aux jours du Fils de l’homme ".

 

Impossible de ne pas nous interroger, lorsque l’actualité chargée nous révèle quelques-uns des événements actuels! On est horrifié de tout ce qu’elle dévoile d’immoralité, de perversions, de complicités, de crimes, ou de trafic d’argent. La fin de ce millénaire est caractérisée par la recherche du plaisir facile, en prenant soin d’ignorer les règles, et les contraintes.

 

Cette coïncidence n’est pas le fruit du hasard, mais un signe des temps, nous permettant de discerner que Noé et sa famille-la famille de la foi-se trouvent actuellement dans l’arche qui nous représente Christ. Pour donner plus de poids aux événements, notre Seigneur nous décrivit une autre situation.

 

En Luc 17: 28-30, il est question d’un autre exemple caractéristique, qui a eu son accomplissement au temps de Lot: " Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de souffre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra ".

 

Sodome nous représente ici le système de Babylone, la chrétienté nominale qui symboliquement doit être détruite, pour laisser place à Christ, et à la mise en place de sa nouvelle administration de paix.

 

Remarquons un point particulier de cet épisode. La vie de Lot fut préservée; de quelle manière? En se réfugiant provisoirement dans la petite localité voisine nommée Tsoar.

 

Tsoar représente une petite organisation qui est soutenue par la puissance divine. Elle se compose de ceux, qui en cette période si caractéristique de l’histoire, n’ont pas négligé l’avertissement de fuir de la Sodome spirituelle. Ceux-ci ne séjournent à Tsoar que provisoirement, pour se rendre ensuite sur les hauteurs du Royaume des cieux.

 

Cette petite localité nous représente d’une façon admirable l’assemblée, l’endroit où nous nous réunissons, tel que nous le faisons aujourd’hui. (Matthieu 18: 20): " Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieux d’eux ".

 

L’assemblée est le point de ralliement, l’endroit où nous nous sentons en sécurité, à l’écart de la confusion de la chrétienté nominale, et du monde en général. Nous y sommes confiants à l’abri du Très-Haut. C’est dans cette condition que l’apôtre déclare en Romains 8: 23: " Nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la Rédemption de notre corps ".

 

Aujourd’hui, plus que cela ne le fut il y a quelques décennies, les prophéties et les événements nous permettent de comprendre de mieux en mieux l’accomplissement des intentions de Dieu.

 

En 2 Pierre 3: 11 nous lisons: " Puis donc que toutes ces choses doivent se dissoudre, quels ne devez-vous pas être par la sainteté de la conduite et par la piété ".

 

C’est dans l’esprit de ce verset que nous allons maintenant à la fois nous rendre en pensées dans l’arche, et dans la petite localité de Tsoar, afin de bénéficier des conditions qui caractérisent ces endroits, et considérer les choses nous concernant à l’écart, d’une part de la méchanceté humaine qui environnait l’arche et d’autre part de Sodome.

 

Lorsque l’apôtre Pierre parle de cette classe de personnes, de cette petite communauté si particulière, l’assemblée, il déclare dans sa 1ère épître (2: 4): " Approchez vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu; et vous-mêmes comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu ".

 

Ainsi chaque pierre vivante constitue déjà de ce côté du voile, un élément ou une partie de la construction spirituelle en préparation. Chacune de ces pierres est soigneusement taillée, façonnée, ajustée par Dieu, pour être rendue conforme, et ainsi avoir sa place dans le temple spirituel au-delà du voile.

 

En tant que pierre de cette construction, voyons ce que nous a apporté cette année écoulée? Bien sûr elle nous a approchés d’avantage de notre but. Cette année-là comme toutes celles qui l’ont précédée, s’est composée de mois, de jours, d’heures et de minutes.

 

Dieu est le grand architecte, notre vie est entre ses mains, si toutefois nous voulons nous laisser conduire et façonner par Lui. Quelle a été l’attitude du tailleur de pierres, à notre égard? L’Eternel a à sa disposition toute une panoplie d’instruments destinés à travailler la pierre que nous sommes et à la rendre conforme et parfaite.

 

Dans le Psaume 90: 12 nous lisons: " Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse ".

 

Cette prière nous a permis de demander chaque matin à Dieu de nous aider, de nous accorder un esprit de sobre bon sens et de sagesse, afin que nous puissions être capables de planifier raisonnablement notre journée, notre temps, nos sentiments et nos décisions. Nous savons que ce discernement ne peut nous guider, que dans la mesure où nous-mêmes nous déployons des efforts, et investissons d’une façon soutenue notre énergie pour la cause du Seigneur.

 

Nos demandes ont-elles été raisonnables, sensées, appuyées par une foi à toute épreuve, chaque jour de notre vie? Ou ne l’avions-nous seulement fait lorsque les situations se gâtaient et que les conditions de vie nous accablaient, pour ne plus nous laisser aucune alternative?

 

Le soir, alors que le soleil de la Vérité a brillé dans nos cœurs, quelle reconnaissance avons-nous manifesté pour la providence divine, pour les bénédictions reçues, pour la santé, pour nos victoires face à l’adversaire? Avions-nous de quoi remercier, mise à part la nourriture charnelle de chaque jour, ou le fait d’avoir passé une journée sans soucis?

 

Si la journée s’est voilée par un sombre nuage de tristesse, de chagrin, nous sommes-nous adressés à Dieu pour déverser notre douleur et bénéficier de sa consolation promise?

 

Car Dieu n’est pas insensible à nos prières (Psaume 34: 16, 18-20): " Les yeux de l’Eternel sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs cris... Quand les justes crient, l’Eternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses; l’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Eternel l’en délivre toujours ".

 

Que nous soyons conscients ou non, nous sommes continuellement surveillés avec amour, par un Dieu sage et Tout-Puissant. Rien n’échappe à son attention. Le plan de Dieu n’oublie rien, et selon les paroles de notre Seigneur, même les petits oiseaux ne sont pas ignorés (Luc 12: 24): " Considérez les corbeaux: Ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier; et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus que les oiseaux! ".

 

Pour notre bien, Dieu peut tout utiliser et par les moyens qu’Il juge les plus appropriés. Durant cette année écoulée, c’est peut-être la tempête qui nous a frappés. Le revers d’une maladie, d’un accident ou de la souffrance nous a-t-il peut-être accablés, laminés, ou était sur le point de nous écraser.

 

Parfois notre santé est bousculée. Elle nous projette alors pour un temps dans un autre monde, celui de la souffrance, celui des larmes. De telles circonstances sont très certainement comparées à des pauses dans la musique-chaque intervalle entre deux notes, n’est pas la fin de la mélodie, mais en fait partie.

 

Au travers de telles épreuves, Dieu projette parfois de nous donner un repos forcé, qu’Il juge bon de nous accorder pour que nous puissions utiliser notre disponibilité pour notre bien spirituel, mais aussi celui de la communauté des frères.

 

Alors, si le chemin nous paraît sombre et parsemé d’embûches, n’oublions jamais, que si nous aimons le Seigneur, toutes choses qu’il a plu à Dieu de nous envoyer, y compris les plus pénibles, travaillent ensemble pour notre bien.

 

Sous l’inspiration divine, l’apôtre écrit en 1 Corinthiens 10: 13: " Aucune tentation (épreuve) ne vous est survenue qui n’ait été humaine. Dieu qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation (l’épreuve), Il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter ".

 

Ces épreuves en forme de détresse, Dieu les permet pour deux raisons particulières: 1) -Pour répondre à un besoin particulier qui ne nous est pas toujours connu. 2) -Pour éprouver notre foi, et celle de ceux qui nous entourent.

 

Nous avons pour cela un exemple digne d’être imité, celui de Job, qui dans le plus profond de sa souffrance, a préservé une foi exemplaire envers le Créateur. L’objectif de Dieu a-t-il été atteint ? Très certainement, ce qui valut à Job d’être béni abondamment. Jamais la main de Dieu ne blesse pour nous faire souffrir. Le sarment qu’Il émonde, c’est celui qu’Il chérit, afin qu’il porte plus de fruit.

 

Dieu n’a pas préservé son propre Fils des moments les plus difficiles, passés dans le jardin de Gethsémané. Rappelons-nous lorsque Jésus luttait pour ne pas faillir dans sa mission, abandonné de tous, sauf de son Père.

 

Dieu fait parfois concourir les circonstances de telle sorte que nous aussi nous passions notre " Gethsémané ", parfois des moments très difficiles, hors du commun, où la douleur semble presque nous vaincre, et dépasser notre propre résistance, comme si l’Eternel voulait tester nos limites, éprouver le degré de notre confiance en Lui.

 

Nos épreuves de la vie doivent nous approcher plus près de Dieu, non seulement dans nos prières, mais à chaque instant, dans tous les plus petits besoins de notre vie, comme dans les situations les plus difficiles. Nous devons à chaque moment nous en remettre à la volonté de Dieu, avec la pleine confiance, selon les paroles de notre Seigneur en Matthieu 10: 30: " Même les cheveux de votre tête sont tous comptés ".

 

Ce passage des Ecritures est assez puissant, et nous résume parfaitement l’attention que Dieu nous porte. David déclare dans le Psaume 23 et le verset 4: " Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ". Aussi difficile que soit l’épreuve, Dieu est avec nous pour nous aider.

 

A l’appui de cette promesse, peut-il y avoir des moments insurmontables? A partir du moment où Dieu est avec nous, les moments les plus difficiles de notre vie peuvent être affrontés avec sérénité, car une force venant d’En-Haut nous redonne confiance, courage, comme l’a fait l’ange, à l’égard de notre Seigneur, dans le jardin de Gethsémané.

 

Dieu a peut-être utilisé d’autres méthodes non moins douloureuses pour nous éprouver: une difficulté matérielle, la privation d’un emploi, ou, à l’inverse, une surcharge de travail. Certains ont peut-être été par un concours de circonstances, privés de liberté, retranchés pour un temps de la famille. D’autres encore ont été frappés par la séparation, le deuil, privés d’êtres chers.

 

Tout cela, soyons-en convaincus, est permis et maîtrisé par le Seigneur. Dieu a ses méthodes. Elles ne correspondent peut-être pas aux nôtres, mais restent certainement les meilleures. Toutes ont un but salutaire.

 

Gardons la foi, aidons tous ceux qui sont dans le besoin. Demain ce sera peut-être notre tour. Nous avons un rôle à remplir, car Dieu est sensible à nos prières. Ne nous voyons pas refuser l’aide divine, pour le simple fait d’avoir été négligent, par égard à nous-mêmes et aux frères.

 

Avons-nous, bien chers frères et sœurs, profité de tous les avantages que Dieu a mis à notre disposition pendant l’année écoulée ? Nous avons à notre disposition une table garnie de mets succulents, spécialement préparés pour nous au temps convenable. Elle est préparée par notre Seigneur, et fut symbolisée par le gâteau cuit et la cruche d’eau que reçut Elie par un ange, nourriture suffisante avec laquelle il devait achever son voyage.

 

Nous la sommes-nous appropriée chaque jour? Elle est essentielle, et constitue la base de notre croissance spirituelle. Elle se trouve dans le lieu Saint, représentée par les 12 pains de proposition. Elle représente notre condition de consacré, de Nouvelle Créature en développement. Si elle nous fait défaut, cela portera préjudice à notre destinée.

 

Physiquement, si nous ne nous nourrissons pas régulièrement, nous perdons du poids, nous nous affaiblissons, et devenons vulnérables à toutes sortes de maladies.

 

Peut-on envisager un chrétien sans nourriture spirituelle régulière? A quoi bon nous justifier devant Dieu, que nous sommes fatigués, ou que nous n’avons pas le temps, si celui-ci est souvent utilisé pour des choses futiles qui nuisent à la santé spirituelle, ou lorsque nous sommes totalement absorbés, englués par notre travail de tous les jours.

 

Nos affections doivent être arrachées des choses terrestres auxquelles elles s’attachent par nature et doivent être formées et cultivées pour les choses célestes. Elles doivent être retenues dans cette direction par les liens de l’amour et du dévouement à Dieu. Ne les laissons pas se diriger du côté de la terre.

 

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons démontrer à Dieu notre fidélité, en combattant l’oisiveté spirituelle. Une telle condition ne ferait que le jeu de l’adversaire, et constituerait pour nous une pénalité irréparable.

 

Nous ne savons pas ce que cette année va nous apporter. Certainement pas plus de bien-être, vraisemblablement plus de contraintes. Sachons profiter des privilèges que Dieu va encore nous accorder, avant que nous soyons réduits à ne plus pouvoir nous déplacer, ou que toutes les opportunités ne nous soient enlevées, et qu’alors nous le regrettions.

 

Ne négligeons pas les rencontres spirituelles, les réunions, nos conférences, car tout ceci pourra nous être enlevé, et le sera très certainement. Accentuons notre zèle pour le Seigneur, soyons plus assidus à la lecture, à la méditation, à la prière.

 

Mettons à profit tout notre temps qui en fait ne nous appartient pas, mais appartient au Seigneur. Soyons de bons gestionnaires. Confions à Dieu toute notre vie, ces minutes, ces heures, ces jours et ces mois de l’an qui vient de commencer aujourd’hui.

 

La décision de Dieu, en ce qui nous concerne, dépendra de notre diligence à accomplir tout le nécessaire pour terminer nos préparatifs.

 

" Que l’Eternel nous bénisse, qu’Il nous garde. Que l’Eternel fasse luire sa face sur nous, et qu’Il nous accorde sa grâce. Que l’Eternel tourne sa face vers nous, et qu’Il nous donne la Paix ".

 

Exposé du Frère Jean Wozniak

Date importante

 

La commémoration de la mort de notre Seigneur se fera le mardi 18 Avril 2000 après 18h.

Délivrance complète promise aux Saints de Dieu.

 

" Il m’invoquera et je lui répondrai, Je serai avec Lui dans la détresse,  

 

Je le délivrerai et je le glorifierai. "

 

-Psaume 91: 15-

 

Considérant le texte ci-dessus nous sommes naturellement intéressés de savoir qui, ou quelle classe, serait ainsi favorisée de Dieu et si oui ou non nous pouvons devenir membres de cette classe. Le contexte semble montrer que le Psaume est prophétique et concerne le Seigneur Jésus et l’Eglise-le Christ en entier. Sans aucun doute il a été vrai dans un certain sens pour d’autres. Par exemple lorsqu’Abraham appela le Seigneur, Dieu l’entendit dans ses peines et le bénit. Et le Seigneur lui donnera encore grand honneur car il aimait Dieu et se confiait à Lui. La même chose peut être dite pour les fidèles tout au long de la dispensation Juive. Or, le Psaume semble se référer particulièrement au " Christ ". Ses membres sont ceux qui maintiennent la relation la plus intime avec Dieu. Leur amour est manifesté dans un sens particulier par leur fidélité à la volonté de Dieu, leur fidélité à élever bien haut sa Vérité, à être prêts à mourir au service de Dieu, en donnant leurs vies pour les frères, en développant les fruits de l’Esprit Saint, car tout ceci est inclus dans leur alliance.

 

C’est donc à cette classe que le Seigneur veut répondre lorsqu’elle L’appelle, c’est cette classe qu’Il veut délivrer et honorer, et dont Il veut prendre soin dans les afflictions. Tous ceux qui viennent à Dieu, doivent nécessairement, avant d’être acceptés, entrer dans l’Alliance du Sacrifice avec Lui par Christ, abandonnant leur volonté-aimant le Seigneur et sa volonté plus qu’eux-mêmes, plus que leur propre volonté ou celle d’un autre. Bien sûr, une grande partie de ceux qui se proclament être Chrétiens, sont des Chrétiens nominaux, simplement des Chrétiens de nom qui n’ont jamais fait d’alliance avec Dieu.

 

Parmi ceux qui entrent dans cette Alliance, il n’y en a pas beaucoup, à en juger sur ce que l’on peut voir, qui l’observent fidèlement-soumettant leur vie et tous leurs intérêts à la volonté de Dieu. Parmi les fidèles du passé notre Seigneur Jésus et ses Apôtres sont des exemples remarquables. Il y en a eu d’autres bien sûr de cette classe de fidèles tout au long de l’âge de l’Evangile qui se termine actuellement. Tous ceux-ci sont appelés par Dieu ses joyaux et Il les assemblera pour former un glorieux diadème, le Seigneur Jésus étant le joyau de choix le plus brillant. Durant les âges éternels ceux-ci auront à montrer la sagesse, la justice, l’amour et la puissance de Dieu. Tout au long de cet âge de l’Evangile, Dieu produit en eux le vouloir et le faire selon son bon plaisir.

 

Condition pour obtenir la Promesse.

 

Mais Dieu n’agit en personne contrairement à sa propre volonté. Si nous désirons nous soustraire aux instructions de Christ, rien ne nous en empêche. Dieu désirerait nous voir rester, mais Il ne veut aucunement faire pression sur nous. Dieu ne désire que ceux qui l’adorent en esprit et en vérité, par amour pour Lui. Cette classe qui cherche fidèlement à faire la volonté du Seigneur parce que ses membres L’aiment, peut L’appeler dans chaque affliction ou difficulté. Sa réponse ne viendra pas sous forme audible, et ne peut nous parvenir d’une manière à laquelle nous nous attendrions, mais Il répondra de la meilleure manière aux appels que ses saints Lui adressent conformément à sa volonté, sa Parole. C’est comme Jésus disait, " Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous (si vous vous souvenez et agissez selon mon enseignement) demandez ce que vous voudrez et cela vous sera donné "; car ceux qui demeurent en Lui, ne demandent que les choses auxquelles Dieu a pourvues pour eux, les choses que sa providence a arrangées pour eux, les choses pour lesquelles sa Parole nous autorise à prier. Le Seigneur leur a promis que leurs requêtes leur seraient accordées. Il bénit et prend soin de son peuple tout au long de l’Age Evangélique. Souvent leurs besoins leur ont été accordés avant leur appel. Ils doivent avoir la Parole de Dieu clairement établie dans leur esprit, pour que leurs prières et désirs soient en harmonie avec sa volonté. Ainsi leurs désappointements, leurs déceptions, seront ses appointements et seront acceptés comme étant du Seigneur.

 

Les bénédictions de la Tribulation.

 

La promesse est: " Je serai avec lui dans la détresse "( Psaume 91: 15). Ici, la pensée est que le Seigneur ne nous empêchera pas nécessairement de tomber dans l’affliction. Nous pouvons prévoir la venue de l’affliction et prier le Seigneur, mais Il peut ne pas nous en délivrer. Nous ne devrions pas demander d’en être épargnés si sa sagesse estime préférable que nous la subissions. Cette affliction peut se révéler être avantageuse pour nous.

 

Dans sa Parole, le Seigneur nous a déjà dit que nous devons nous réjouir, même dans la tribulation; car une épreuve convenablement reçue procurera pour nous " au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire". C’est pourquoi le Seigneur ne nous promet pas d’être épargnés par les troubles. Il promet qu’avec le trouble, Il donnera à ses enfants la paix du cœur (comme consolation), une grâce " de soutien " qui les rendra capables de se réjouir au milieu de leur tribulation (2 Corinthiens 4: 6-18; 12: 9, 10; Esaïe 43: 1, 2). L’exemple fut donné en notre Seigneur Jésus et dans les Apôtres. Paul et Silas étaient à même de louer Dieu dans leur condition de prisonnier, ayant les pieds liés et le dos ensanglanté par les coups de fouet qu’ils avaient reçus. Ils pouvaient se réjouir dans la tribulation pour la cause de Christ.

 

Le Seigneur est toujours avec son peuple, c’est pourquoi celui-ci ne devrait pas être découragé. Ses enfants ont le réconfort et l’assistance de la Parole de Vérité et l’Esprit de Vérité. Mais ils ont toutes ces bénédictions uniquement dans la proportion de leur volonté d’exercer la foi, car les gloires promises ne sont pas encore les leurs dans les faits; pour l’instant, celles-ci sont uniquement des promesses.

 

Notre entière délivrance.

 

" Je le délivrerai et l’honorerai ". La délivrance des saints du Seigneur au sens absolu du terme le sera par leur participation à la première résurrection, la principale. Notre Seigneur Jésus fut libéré de toutes ses épreuves et afflictions lorsqu’Il fut relevé des morts. La promesse faite à l’Eglise, c’est que nous le serons aussi lorsqu’arrivera notre résurrection, notre " changement "." Semés en faiblesse ", nous serons relevés " en puissance ", semés corps animal, nous serons relevés " corps spirituel ". Ceci sera la délivrance complète, et avec elle viendra l’honneur promis et l’exaltation.

 

Naturellement, en ces temps présents, il y a des délivrances pour les enfants de Dieu, selon nos nécessités. Et le Seigneur nous accorde une certaine forme d’honneur, mais non pas la sorte habituelle d’honneur que le monde apprécie. Cet honneur peut venir mêlé à des tribulations telles qu’elles le rendraient indésirable aux yeux du monde. Mais l’honneur que recevront finalement les saints, sera tel que tous le reconnaîtront et l’apprécieront. Tous les membres de Christ auront part aux gloires et honneurs du Royaume avec leur " Tête ". Lui et les membres de son corps glorifiés régneront dans le Royaume du Père et ensemble seront associés pour toute l’éternité dans la grande oeuvre de Dieu.

 

WT 1915 p. 5757

Nécrologie

 

Ont terminé leur pèlerinage terrestre:

 

-Le frère BEAUPIN Jean de l’assemblée d’AIX-EN-PROVENCE, le 1 {er} Janvier 2000 dans sa 85 {ème} année.

 

-Le frère KATRUN Michel de l’assemblée de MOUCHIN, le 6 Janvier 2000 dans sa 91 {ème} année.

 

-La sœur WALASZCZYK Boleslawa de l’assemblée de St MAXIMIN, le 17 Janvier 2000 dans sa 88 {ème} année.

Le festin des noces.

 

Matthieu 22: 1-14

 

" Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu! "- Luc 13: 34.

 

Nous avons ici une parabole du Royaume. La leçon d’aujourd’hui nous montre que les promesses de Dieu et ses soins providentiels envers Israël sous l’Alliance de la Loi étaient tous destinés à préparer les Israélites pour être la nation sainte de Dieu et plus particulièrement pour fournir, à la venue de Christ, un nombre suffisant de membres pour constituer l’Eglise élue, les cohéritiers du Messie dans le Royaume—son Epouse. Il ressort de la parabole que quelques-uns seulement étaient " de véritables Israélites " en qui il n’y avait point de fraude—pas suffisamment cependant pour constituer la classe du Royaume; d’où l’appel de cet âge de l’Evangile, sélectionnant d’entre les gentils un nombre suffisant de caractères saints pour être cohéritiers avec le reste juif dans le Royaume messianique.

 

Le Royaume des Cieux, autrement appelé le Royaume de Dieu, n’est pas un Royaume terrestre, mais céleste, duquel le Souverain, Christ glorifié, ne sera pas un roi terrestre, mais un Etre Céleste du plus haut rang—de nature divine. Ce Royaume, représentant Dieu et l’autorité céleste, ou la puissance, doit être établi parmi les hommes en vue de faire disparaître le péché. Son premier travail sera le liement de Satan, le " Prince de ce monde ".Par la suite toutes les oeuvres des ténèbres seront réduites à néant. Ce renversement provoquera d’abord un grand temps de trouble, après lequel, à mesure que le Règne de Justice progressera, la malédiction sous ses différentes formes cèdera la place aux bénédictions du Royaume Messianique—jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de malédiction, ni soupir, ni cri, ni mort.  Mais avant que le Royaume céleste puisse être établi, une partie des décrets et arrangements divins est qu’il y aura une classe de l’Epouse sélectionnée parmi les hommes. Ses membres sont engendrés de l’Esprit Saint et sont l’ouvrage de Dieu. Dieu travaille en eux au moyen de ses excessivement grandes et précieuses promesses contenues dans les Ecritures et au moyen de ses soins providentiels. Ils sont ainsi transformés dans leur entendement et préparés pour la glorieuse première résurrection par laquelle ils seront " changés en un instant, en un clin d’œil " de la nature terrestre à la nature céleste. Ainsi entreront-ils dans les joies de leur Seigneur en devenant la classe de l’Epouse, ses cohéritiers dans son Royaume.

 

Application de la parabole

 

Le monde est dans l’attente du développement de cette classe du Royaume depuis les jours de Jésus, quand, par sa mort, Il ouvrit un nouveau chemin de vie et devint auprès du Père l’Avocat de tous ceux qui désiraient être ses disciples, ses cohéritiers, son Epouse.

 

La leçon d’aujourd’hui aborde le projet du Royaume du temps du ministère terrestre de notre Seigneur. " Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir (liberté ou privilège) de devenir enfants de Dieu. "- Jean 1: 11, 12.

 

Jéhovah Lui-même est le Roi qui prépara un mariage pour son Fils—ayant prévu avant la fondation du monde qu’il y aurait des cohéritiers avec Christ dans son Royaume. Bien entendu, ce mariage ne pouvait avoir lieu avant que le Fils du Roi ne soit venu dans le monde et n’ait préparé la voie pour ses disciples et pour le Royaume dont Il doit être le Roi.

 

Au moment approprié Dieu envoya ses serviteurs pour appeler ceux qui étaient invités aux noces; mais ils ne voulurent pas venir. Jean-Baptiste et ses disciples firent ce travail d’attirer l’attention du peuple Juif sur le fait que le Fils du Roi était au milieu d’eux. Il dit: " Au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas. "- Jean 1: 26. Il dit encore: " Celui à qui appartient l’épouse, c’est l’époux; mais l’ami de l’époux qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite. "- Jean 3: 29. Jean se réjouissait d’entendre la voix de l’Epoux. Prophétiquement il annonçait que le moment de l’appel de la classe de l’Epouse était venu, bien qu’il ne pût en être membre.

 

Prendre le message à la légère

 

D’autres serviteurs furent encore envoyés. Jésus envoya ses disciples auprès des Juifs disant: " Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces. "

 

Mais le message de Jésus et de ses disciples fut-il reçu? Non! Les uns, sous la conduite des Scribes et des Pharisiens, les théologiens de ce temps-là, prirent le message à la légère et suivirent leur propre chemin—l’un à sa ferme, l’autre à son trafic, disant, nous ne pouvons croire à ce message concernant le Royaume. D’autres firent pire que cela. Ils traitèrent ces serviteurs d’une manière indigne, méchamment et les tuèrent. Non seulement Jésus fut tué par les incroyants qui avaient été invités au festin, mais ses disciples furent également maltraités et tués de la même façon.

 

Puis, comme nous le voyons dans une autre parabole, l’Eternel fut irrité contre le peuple d’Israël et envoya ses armées, détruisant ces meurtriers et brûlant leur cité. Le fait est que ce fut l’armée romaine, sous la conduite de Titus, qui détruisit Jérusalem en 70. Il n’en demeure pas moins que ce fut aussi l’armée de Jéhovah, car Il est capable de faire en sorte que la colère de l’homme Le glorifie, et capable d’utiliser celui qui Lui plaira comme messager ou serviteur.

 

Les païens appelés aux noces

 

Entre-temps Dieu disait à ses serviteurs, les Apôtres, et par eux aux autres: les noces sont prêtes, mais la nation Juive, qui avait été spécialement invitée, n’a pas été trouvée digne de cet honneur. Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. Alors les serviteurs allèrent dans les carrefours et rassemblèrent autant de gens qu’ils trouvèrent et les firent entrer. Ainsi y eut-il des invités aux noces.

 

Les carrefours représentent des lieux de grande affluence ou le monde entier. Les ambassadeurs du Seigneur ne devaient plus se limiter qu’aux Juifs, mais devaient faire connaître à tout le monde le fait que Dieu appelle maintenant hors du monde une petite troupe, aimant la droiture, pour être les disciples de l’Agneau et finalement devenir les cohéritiers du Rédempteur dans son Royaume. Remarquons que ces ambassadeurs ne devaient pas arrêter tout le monde dans les carrefours, mais simplement présenter à tous ceux qu’ils rencontreraient parmi les nations, le grand privilège que représente l’ouverture de la porte pour participer au festin des noces.

 

Ceux qui furent rassemblés n’étaient pas tous saints, ni bons; au contraire, certains d’entre eux étaient mauvais. Les Apôtres expliquent cela, disant que Dieu n’a choisi ni beaucoup de grands, ni beaucoup de riches, ni beaucoup de nobles, mais principalement les pauvres, les choses viles de ce monde. Les Apôtres parlent, dans la ligne de pensée de notre leçon, de la classe que Dieu sélectionne d’entre le monde. Quelque méprisables, dégradés ou ignobles qu’ils soient—tous ceux qui désirent recevoir la grâce de Dieu peuvent être rendus convenables pour les noces en revêtant l’habit de noces, les mérites de Christ.

 

En vérité, bien que beaucoup soient naturellement nobles ou dignes, ils ne sont pas encore prêts pour la présence du Roi. Tous ceux qui assistent à ces noces doivent avoir revêtu l’habit de noces—doivent être recouverts des mérites de Christ. Ainsi il y eut assez d’invités pour les noces—autant que ce que le Roi avait prévu—chaque place était occupée. D’une façon ou d’une autre le Seigneur indique que le nombre de la classe élue est un nombre déterminé et que dès que ce nombre spécial aura été trouvé, l’appel cessera.

 

L’inspection des invités

 

La coutume juive, sans aucun doute arrangée de telle façon par la providence divine, voulait qu’à tous les festins de noces chaque invité revêtît un vêtement blanc, recouvrant ses propres vêtements. De la sorte tous les participants au festin se trouvaient sur le même pied d’égalité quant au rang, parce qu’ils étaient les invités du maître de maison. Ainsi tous ceux qui viennent au grand Festin que Dieu a préparé au travers de Christ doivent venir, non pas dans leurs propres mérites, mais en reconnaissant qu’il leur manque des mérites pour être acceptés de Dieu, et qu’ils doivent accepter les mérites de Christ comme les rendant dignes de l’honneur auquel ils aspirent en répondant à l’invitation.

 

Chaque invité rentrant dans la maison recevait une robe qu’il devait revêtir immédiatement. Apparaître sans le vêtement de noces aurait été une preuve de manque de respect à l’égard du maître de maison qui l’avait préparé. En effet, pour quiconque, le fait d’apparaître au festin sans la robe impliquerait qu’il l’a ôtée; car personne n’était admis sans la robe. C’est l’image qui nous est donnée dans la parabole. On trouva là un invité qui n’avait pas l’habit de noces-par conséquent quelqu’un qui, par indifférence à l’égard de son hôte, avait ôté son habit de noces alors que la condition de l’admission au festin était de l’avoir endossé.

 

Les mots " Quand le roi entra " sont le signe qu’une inspection a lieu juste avant le festin. Puisque le Roi de la parabole est Jéhovah Lui-même, cela semblerait vouloir dire que Dieu prend en quelque sorte note, à travers la démonstration de la Justice Divine, de tous ceux qui professent la loyauté mais qui cependant négligent les mérites de la mort de Christ. Ou bien, on pourrait comprendre avec raison, que dans cette phrase il est fait référence à Christ comme étant le Roi; car à son retour Il doit être investi par le Père céleste de l’autorité et de la puissance royales, comme le Seigneur le montre dans les paraboles des Mines et des Talents. Il nous dit donc que lors de sa Seconde Présence Il inspecte Lui-même tous ceux qui prétendent être ses fidèles serviteurs-tous ceux qui désirent se réjouir au festin des noces.

 

Nous devons comprendre que l’homme qui fut trouvé sans habit de noces en présence du Roi représente une classe et non un simple individu. Ainsi nous pouvons justement trouver une telle classe aujourd’hui, dont les membres se déclarent être des disciples de Christ, déclarent attendre le mariage de l’Agneau et espérer entrer dans les joies de leur Seigneur et nous disant cependant qu’ils ne se confient plus dans les mérites du sacrifice de Christ pour ce qui est de leur relation avec le Père. Ceux-là ont rejeté Jésus en tant que leur Sauveur, leur Rédempteur, l’Expiateur de leurs péchés. Ils Le considèrent seulement comme leur Instructeur, et, en conséquence, n’acceptent apparemment qu’une partie de ses enseignements.

 

Manifestement ceux-ci sont impropres à faire partie de la classe de l’Epouse de Christ. Seuls les fidèles doivent être de cette classe. La parabole montre que tous ceux qui rejettent le sacrifice de Christ seront rejetés de la classe du Royaume. Ils sont incapables de dire pourquoi ils apparaissent sans l’habit de noces car ils ne sont pas entrés sans lui. Personne n’a jamais été admis dans la communion de l’Esprit dans l’Eglise qui est l’Epouse de Christ sans avoir revêtu d’abord l’habit de noces des mérites de Christ pour couvrir son imperfection. Ceux qui admettent ainsi qu’ils ont ôté l’habit de noces sont chassés immédiatement sans autre formalité. Le Roi dit à ses serviteurs: " Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. "

 

Les ténèbres du dehors

 

Quand nos esprits étaient remplis des tromperies des âges des ténèbres, nous lisions dans ces textes et dans d’autres ce qu’ils ne contenaient pas. Nous supposions que la classe représentée par l’homme ayant ôté son habit de noces serait jetée dans les tourments éternels et qu’elle y souffrirait pour l’éternité. Mais maintenant, examinant les Ecritures avec plus de soins, nous avons vu que comme tous les invités à la noce sont venus des ténèbres du monde extérieur à la lumière de la salle des noces, ainsi le rejet de l’un d’entre eux de la lumière aux ténèbres du dehors signifie simplement que celui-ci n’aura plus accès à la connaissance et aux joies représentées par la lumière de la salle des noces.

 

Par exemple, pour le monde extérieur, l’apôtre Jean déclare que le monde entier gît dans les ténèbres, " dans le Méchant ". Nous savons aussi que dès que la classe de l’Epouse aura été complétée, un grand Temps de Détresse préparera le monde en vue des bénédictions du Royaume du Messie. Durant cette détresse tous ceux qui sont dans les ténèbres pleureront et grinceront des dents—mécontentement, angoisse, déception, etc... tout ceci étant en rapport avec le renversement de leurs attentes et espérances humaines mal fondées.

 

Notre Seigneur conclut la parabole en déclarant: " Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. " Cela ne veut pas dire, comme nous l’avions autrefois supposé, que seuls les quelques élus seront favorisés par Dieu dans le futur et que tout le reste de l’humanité sera torturé éternellement. Nous devons lire cela en harmonie avec le contexte. La nation juive fut appelée ou invitée aux noces et faillit, hormis les quelques " véritables Israélites ". Le message fut proclamé dans les carrefours pendant 1800 ans, d’une nation à l’autre parmi les Gentils, jusqu’à ce qu’un grand nombre ait plus ou moins entendu l’appel de l’Age de l’Evangile. Cependant seul un petit nombre l’a accepté et est de ce fait entré dans la condition d’élu. Et d’entre ceux qui entrent dans cette condition d’élu il y aura encore une classe qui ne saura pas apprécier correctement et qui en conséquence sera rejetée.

 

Le Maître attire de nouveau l’attention sur le sujet en disant: " Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. " Le Petit Troupeau, composé tant de Juifs que de Gentils, deviendra, grâce à sa fidélité, le peuple choisi de Dieu, son Eglise élue, l’Epouse de Christ. Alors, plus tard, avec leur Seigneur, ils seront l’Agent du Père céleste pour bénir tous les non-élus avec les glorieuses occasions de Rétablissement pour tous, les bénédictions terrestres et toutes les bonnes choses qui furent perdues à cause de la désobéissance et la chute de notre père Adam. " Si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. "

 

WT 1914 p.5510

La valeur de la modération.

 

Question: l’Apôtre Paul dit, " que votre modération soit connue de tous les hommes. " Quelle est la pensée particulière exprimée ici par le mot " modération ", et quelle est la relation entre ces mots et la phrase " le Seigneur est proche ", qui suit?

 

Réponse: l’Esprit du Seigneur est un esprit de sagesse, de justice, d’amour et de sobre bon sens. Celui qui, par conséquent, reçoit l’esprit du Seigneur, a, à mesure qu’il le reçoit, ces qualités de cœur et d’esprit. Au début de son expérience chrétienne, la mesure de cette modération ou de cette gentillesse est, bien sûr, comparativement plus petite. Mais, il obtient graduellement une appréciation plus grande de la valeur de cette qualité. Ses idées deviennent plus raisonnables à mesure qu’il est sanctifié par l’esprit. Il aura de plus en plus de l’esprit de sobre bon sens, de gentillesse, de douceur, et sera de mieux en mieux préparé pour le Royaume qui sera bientôt établi.

 

Cette attitude d’esprit est, dans une large mesure, le résultat de la connaissance. A mesure qu’il commence à en connaître plus à propos de Dieu et de ses plans, de l’origine du péché dans le monde et comment il est arrivé, comment sa sentence s’est répandue sur tous les hommes par hérédité, le vrai disciple de Christ ressent plus l’esprit de modération et agit avec plus de considération et de bonté envers les autres que si les hommes étaient parfaits. En réalisant que ces imperfections varient en nombre et en degré pour chaque personne, nous devons être modérés envers tous dans notre conduite, être sages et patients envers tous, et avoir l’esprit de justice, de modération et de miséricorde.

 

Cette injonction de l’Apôtre ne se réfère pas à l’exercice de cette qualité seulement envers l’Eglise, mais envers tous les hommes. Individuellement, bien sûr, cette modération devrait commencer à la maison et devrait être plus particulièrement manifestée lors des bonnes œuvres dans l’Eglise, comme une opposition aux mauvais sentiments-colère, malice, soumission au mal, haine, lutte-,oeuvres de la chair et du Diable. Mais l’esprit de modération ne doit pas seulement être manifesté à la maison, il doit l’être également envers tous ceux avec lesquels nous avons des rapports ou des affaires. Il était dit des Apôtres que les gens apprenaient d’eux car ils avaient été avec Jésus et avaient appris de Lui. Nous devons avant tout vivre ainsi devant tous, à la fois devant les frères et devant le monde, qui apprendront de nous. Nous y verrons certainement que notre conduite est un témoignage pour la grande et noble cause à laquelle nous nous sommes identifiés.

 

La relation entre le fait que notre modération soit connue et la phrase, " le Seigneur est proche ", semble être que le peuple du Seigneur doit avoir à l’esprit que son attente, basée sur les promesses de la parole de Dieu qui dit que le Royaume Messianique est proche, doit l’aider à vivre une vie exemplaire. Si le passage pouvait être considéré selon le point de vue que l’Eglise du temps des Apôtres vivait dans la dernière partie de la grande semaine de sept mille ans et que le grand Sabbat était proche, le Seigneur étant prêt à venir, à installer son Royaume et à redresser les choses dans le monde, de là, en vérité, ils pouvaient bien être patients et attentifs; ou si le passage pouvait être considéré d’un point de vue de temps-où les enfants du Seigneur devraient exercer la grâce de la modération parce qu’ils ont peu de temps pour la manifester-,nous ne le savons pas. En tout cas, sachant que l’opposition du péché ne durera plus très longtemps, nous pouvons avoir certainement une plus grande patience et l’exercer avec une plus grande facilité quand nous avons cette pensée à l’esprit.

 

L’Apôtre donne une pensée similaire, quand il dit que les tribulations que le peuple du Seigneur endure ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire qui sera révélée en eux. Ceci peut nous rendre très modérés, très indulgents, dans des circonstances qui rendraient les autres très grossiers, très coléreux et très immodérés. Nous pouvons être très doux, non seulement à cause de notre connaissance de la proximité du Royaume, mais aussi à cause de celle des faiblesses des autres, qui pourraient les amener à se heurter contre nos règles.

 

WT 1916 p. 5840

Le bon et le mauvais jugement des frères.

 

" Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver et perdre; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain? "- Jacques 4:12.

 

Dans cette Epître, l’apôtre Jacques parle du fait que de la partialité a été montrée dans l’Eglise-que quelques-uns, sans raison valable, étaient considérés indignes d’un honneur aussi grand que d’autres. Cela est particulièrement mis en lumière dans le deuxième chapitre. Certains de ceux qui étaient riches et influents avaient des places de premier choix dans leur assemblée et étaient traités avec une grande déférence et avec respect. D’autres, qui étaient pauvres et humbles, avaient des places obscures et étaient traités avec une courtoisie insuffisante, comme s’ils étaient inférieurs. Des jugements étaient rendus sur les frères, contrairement aux instructions du Seigneur. L’Apôtre attire l’attention sur le fait que juger ou respecter des personnes d’un point de vue autre que celui du caractère est un péché. Il déclare que comme il n’y a qu’un seul Législateur et Juge, Jéhovah, ainsi, il n’y a qu’un seul grand modèle. Celui qui a donné ce modèle, cette loi, doit être l’Exécuteur de sa propre loi, bien qu’Il puisse se désigner différents représentants. Ses représentants spéciaux doivent être Christ et son Eglise associée dans la gloire, comme juges. Mais Ils jugeront au travers de ce modèle, donné par le grand Législateur ; et il n’y aura aucune loi qui lui fera concurrence.

 

Puisqu’il en est ainsi, et puisqu’il y a un arrangement par lequel nous sommes acceptés comme enfants de Dieu, qui peut donc se permettre de dire quelle mesure de faveur ou de défaveur divine chaque membre de cette classe doit recevoir? Qui peut déterminer lequel sera détruit dans la seconde mort et lequel sera sauvé? Dieu a une relation personnelle avec chacun de ceux qui sont acceptés au sein de sa famille. Par conséquent, le seul fait que quelqu’un ait été ainsi accepté est une preuve que Dieu a trouvé en cette personne quelque chose d’agréable à ses yeux. Si Celui qui est le Législateur a vu quelque chose de suffisamment favorable pour choisir cette personne et pour l’oindre de son Saint Esprit, quel droit aurait quiconque de condamner celui que Dieu a jugé bon d’approuver?

 

L’Eglise est actuellement incapable de juger  Nous pourrions voir en un individu certains traits qui pourraient sembler plus ou moins injustes, mauvais. Mais nous ne devons pas juger. Nous ne pouvons pas lire les cœurs. Nous pourrions croire que l’un sera vainqueur, et il ne le sera peut-être pas. Ou, nous pourrions croire qu’il ne sera pas vainqueur alors qu’il le sera peut-être. C’est pourquoi, nous ne devons " rien juger avant le temps. "( 1 Corinthiens 4: 5). Nous devrions éviter de juger les frères.

 

Cela ne signifie pas qu’on serait incapable de discerner les actes de déloyauté manifestes envers Dieu. Mais au lieu de mettre en place des critères personnels, nous devrions reconnaître pour nous-mêmes ainsi que pour tous les autres l’unique critère que le Seigneur a donné; à savoir: " Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. "( Luc 10: 27) C’est la véritable essence de la grande loi de Dieu. Nous devrions nous juger nous-mêmes par cette loi, afin de voir ainsi dans quelle mesure nous aimons Dieu et dans quelle mesure nous aimons notre prochain comme nous-mêmes. C’est notre principal travail de jugement.

 

L’Apôtre Paul a insisté, tout particulièrement, sur le fait que si un membre d’une assemblée vit en violation de la loi de Dieu, l’affaire devrait être soumise à l’assemblée. Cela s’applique uniquement en cas de dérive par rapport à la Loi de Dieu. Cela ne peut pas s’appliquer s’il arrivait à un individu de dire " bonnet blanc " quand nous pensons qu’il aurait dû dire " blanc bonnet " ou s’il avait d’une quelconque manière enfreint les idées de quelqu’un d’autre. Cela doit être une violation manifeste des principes de justice établis dans la Parole de Dieu. Si quelqu’un nous a vraiment fait du tort, nous devons aller le voir seul. S’il refuse d’écouter, nous devons alors prendre avec nous deux ou trois autres membres de l’assemblée. S’il refuse toujours de prendre en compte sa faute, le problème peut être soumis à l’attention de l’assemblée d’une manière convenable. Durant tout ce temps, toutefois, le frère ne doit pas être retranché. C’est uniquement s’il persiste dans l’accomplissement des choses contraires à l’arrangement Divin, ou s’il refuse de réparer un sérieux préjudice, qu’il devrait être retranché de la communion.

 

Notre rôle n’est pas de juger les autres, mais de nous juger nous-mêmes, de croître vers l’idéal le plus élevé possible. Laissons les autres voir nos bonnes œuvres pour qu’ainsi ils puissent glorifier notre Père qui est dans les cieux. C’est le Seigneur qui jugera son peuple. Nous devons donc considérer que si quelqu’un dans la famille du Seigneur venait à violer son alliance, le Seigneur s’occuperait de son cas. Nous ne devons pas juger ses motifs; nous pouvons uniquement voir quand sa conduite est mauvaise. Et même là, nous pouvons faire erreur. Mais nous ne pouvons pas juger les cœurs. Seul Dieu est capable de le faire. Dieu a donné la Loi, et Il est le seul qui peut décider si la personne s’efforce d’observer cette Loi.

 

Le critère de jugement pour

 

les Nouvelles Créatures

 

L’Apôtre Paul dit à l’Eglise: " Vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. "( Romains 6: 14). Mais ici, dans notre texte, l’apôtre Jacques semble dire que nous sommes sous la loi et sous le Législateur. Comment pouvons-nous mettre en harmonie ces deux textes des Ecritures? Nous répondons que quand l’apôtre Paul a dit " vous êtes, non sous la loi ", il faisait référence à l’Alliance de la Loi. L’Alliance de la Loi que Dieu a faite avec l’Israël d’antan était une chose différente de la Loi de Dieu elle-même. C’était un accord entre le Seigneur et Israël concernant ce qu’ils feraient et ce que Dieu ferait. Ils étaient sous cette Alliance de la Loi. Les Gentils n’ont jamais été sous cette loi, car ils étaient sans Dieu.

 

L’Apôtre Paul suggère (Romains 8: 4) que la justice de la loi est accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Bien que l’Israël naturel n’ait pas été capable de garder la loi de Dieu sous son alliance, nous, l’Eglise de l’Evangile, sommes capables de la garder sous la nôtre. Selon l’arrangement divin pour l’âge de l’Evangile, la Nouvelle Créature seule est reconnue, alors que la chair est considérée comme morte. La Nouvelle Créature, ayant été acceptée dans la famille de Dieu, est toujours en possession de son corps charnel imparfait et doit agir au travers de celui-ci. Elle doit faire de son mieux pour contrôler son corps et l’utiliser à la gloire de Dieu. Comme Nouvelle Créature, elle peut parfaitement garder la Loi de Dieu dans son cœur, son esprit et ses actions.

 

Ce ne sont pas les actions imparfaites du corps mortel qui vont déterminer quoi que ce soit, mais les intentions du cœur et les efforts de la Nouvelle Créature. Le corps doit être voué à la soumission et le rester, comme l’Apôtre Paul nous le dit. Pour ce qui concerne l’Eglise, c’est la Nouvelle Créature qui va vivre ou mourir, selon le jugement de la Loi Divine, du Divin Législateur.

 

En harmonie avec la pensée de notre texte, l’Apôtre Paul déclare que ni le monde ni les frères n’étaient capables de le juger-que seul le Seigneur peut juger convenablement, Lui qui peut lire les cœurs et connaît toutes les conditions, les épreuves et les faiblesses que nous devons combattre. Il a même déclaré: " Je ne me juge pas non plus moi-même. "( 1 Corinthiens 4: 3). Nous ne devrions ni condamner ceux qui prétendent marcher consciencieusement, comme enfants du Seigneur, ni nous condamner nous-mêmes, dans la mesure où nous savons que nous combattons réellement afin de marcher ainsi. Nous devrions simplement aller de l’avant jour après jour, faisant de notre mieux par la grâce secourable du Seigneur, pour cultiver les fruits du Saint Esprit et servir notre Maître, Lui confiant tous les résultats.

 

WT 1916 p.5886-5887

Informations

 

La conférence générale de Pâques aura lieu les 23 et 24 Avril 2000 en la salle de Lezennes.

 

La sœur Martine KRZYZAK née TRAFNY a symbolisé sa consécration au Seigneur par le baptême d’eau le 30 Janvier 2000 en l’assemblée de CHERENG.

Le calme au milieu de la tempête.

 

" S’il donne le repos, qui répandra le trouble? "- Job 34:29???.

 

Elihu, auteur de ces paroles, était un jeune homme qui vivait aux jours de Job-par supposition, au temps d’Abraham. Il était un des quatre amis de Job qui lui rendirent visite dans son adversité afin de le réconforter. Etant le plus jeune d’entre eux, il hésitait à parler aussi librement que le faisaient les trois autres amis de Job. Il les entendait parler et il discernait leurs erreurs.

 

Le fait que certains mots soient enregistrés dans la Bible ne signifie pas nécessairement qu’ils soient inspirés de Dieu ou même qu’ils soient vrais. Nous nous souvenons d’une discussion, dans notre jeunesse, avec quelqu’un qui, finalement, nous a cité un passage des Ecritures qui semblait être en conflit avec le reste des Ecritures. Nous avons dit: " S’il s’agit des Ecritures, nous aimerions en prendre connaissance. " Notre opposant rechercha le verset et trouva qu’il était écrit: " Et le diable dit " ceci et cela. Certainement, il n’y a aucune raison de croire que le diable est inspiré-aucune raison de croire que les paroles du diable sont inspirées.

 

Ces paroles, prononcées par Elihu, étaient aussi sages que celles prononcées par les consolateurs de Job-même probablement plus; mais elles étaient issues d’une sagesse humaine, pour autant que nous le sachions. Quand Elihu posa cette question: " S’il donne le repos, qui répandra le trouble? " il cherchait à mettre fin aux critiques vis-à-vis de Job, se refusant à toute position extrême, n’étant ni d’accord avec Job, ni avec ses autres amis. Les trois amis de Job prétendaient qu’il devait avoir fait des choses très mauvaises et qu’en raison de cela, ses chameaux et son troupeau ont été détruits-en fait, tous ses biens, tout ce qu’il possédait, aussi bien que ses enfants lui furent enlevés. Il a perdu ses dix enfants ainsi que l’affection de sa femme. Et ses consolateurs tentaient de lui faire admettre qu’il avait commis de grands crimes et que Dieu était en colère contre lui. Cependant, Job insistait sur le fait qu’il s’était comporté de son mieux-ne prétendant pas être parfait, mais s’efforçant de vivre une vie pieuse, juste et honorable.

 

Le solide raisonnement d’Elihu

 

Ainsi, quand Job eut terminé sa plaidoirie, de même que ses trois amis, Elihu dit (nous paraphraserons): " Job, tu admets que tu as des difficultés. Si Dieu t’avait donné du repos à présent, qui aurait pu te tourmenter? Il avait certainement l’intention que ces difficultés viennent sur toi. "

 

Elihu défendait Dieu. Il affirmait que l’Eternel avait manifestement planifié que Job ne devait plus avoir de paix et de prospérité; autrement, ces adversités n’auraient pu le toucher. Quelle qu’en eût été la raison, les calamités de Job n’étaient manifestement pas accidentelles. Il devait y avoir la main de Dieu dans cette affaire. Même si Satan avait envoyé toutes ces difficultés et ces épreuves, il n’aurait pas pu le faire sans la permission de Dieu. Personne n’aurait pu contrecarrer la volonté et l’arrangement divins. Elihu insistait sur le fait que l’Eternel avait le droit et le pouvoir de décider, ce que Job n’avait pas. Il montra distinctement le pouvoir et la juste autorité de Dieu pour organiser toutes les affaires de la vie, et montra par là même que Job était plus juste que tous ses collègues; que quoiqu’il fût un pécheur, ce n’était pas pour cela qu’il était affligé. Nous pourrions retirer du discours donné par Elihu une pensée intéressante. Il s’agit ici d’un raisonnement issu d’un homme, bien loin dans le passé—environ au temps où les Evolutionnistes nous disent que l’homme était un singe. Un raisonnement plutôt judicieux pour un singe! Beaucoup de nos directeurs universitaires ne feraient pas mieux de nos jours. C’est d’une logique irréfutable.

 

L’affliction n’est pas une preuve

 

de défaveur de Dieu

 

Nous voyons également que Job n’était pas un grand pécheur. Au contraire, nous avons toutes les raisons de croire qu’il était un véritable prophète de Dieu, un vrai serviteur de Dieu. La Bible nous dit qu’il est l’un de ceux que Dieu a particulièrement aimé. Cela nous est montré en Ezéchiel 14: 19, 20: " Ou si j’envoyais la peste dans ce pays, si je répandais contre lui ma fureur par la mortalité, pour en exterminer les hommes et les bêtes, et qu’il y eût au milieu de lui Noé, Daniel et Job, je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, ils ne sauveraient ni fils ni filles, mais ils sauveraient leur âme par leur justice. " A nouveau, l’apôtre nous dit: " Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. "- Jacques 5: 11.

 

Il est vrai que les afflictions de Job n’auraient pu l’atteindre si Dieu ne l’avait permis. Si Dieu avait souhaité qu’il ait la tranquillité, personne n’aurait pu lui causer de problèmes. Mais Il a permis que des épreuves surviennent afin de mettre son serviteur à l’épreuve, de même qu’Il a permis que le trouble soit répandu sur son Eglise, ainsi que sur son Fils bien-aimé. Il a permis que les hommes fassent toutes sortes de mal à son Fils-qu’ils se moquent de Lui, qu’ils crachent sur Lui, qu’ils Le frappent, qu’ils Le flagellent, et que finalement, ils Le crucifient. L’Eternel n’a pas toujours accordé la tranquillité dans ces situations, mais souvent des afflictions.

 

La leçon de ce texte pour ceux qui s’en sont remis à la protection divine, est que personne ne peut les tourmenter sans la permission divine. Le Seigneur nous dit que durant l’Age de l’Evangile, Il fera en sorte que toutes choses concourent au bien de ses enfants, et qu’Il ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de ce que nous pouvons endurer (1 Corinthiens 10: 13). Dans le cas de notre Seigneur, il a plu à Jéhovah de Le briser, de permettre que les souffrances et la mort Le touchent (Esaïe 53: 10). Il a plu à Dieu d’adopter ce plan pour la restauration du monde, parce que cela illustrait le mieux sa Justice, sa Sagesse, son Amour et sa Puissance. Pour notre Seigneur Jésus il en résulta également un honneur et une gloire formidables.

 

En ce qui concerne le peuple du Seigneur, il se peut qu’il y ait certains faits relatifs à des changements de dispensation qui pourraient être mieux accomplis au travers de sévères épreuves. Par conséquent Dieu souhaite également que certaines épreuves touchent son peuple parce qu’Il désire qu’il Lui fasse confiance là où il ne peut Le suivre à la trace. Il souhaite qu’il ait en Lui une foi inébranlable. Alors, les enfants de Dieu peuvent considérer les mots de ce texte d’une manière bien différente de celle suggérée au départ par Elihu à Job. Nous pourrions réellement dire: " Si Dieu donne le repos, qui peut donc répandre le trouble? " Nous reconnaissons qu’il y a une certaine tranquillité et un certain repos de cœur que tous les saints du Seigneur peuvent apprécier. Nous nous rendons compte de cela même lorsqu’Il permet de sévères afflictions.

 

L’Apôtre Paul, dans son Epître aux Hébreux, dit: " Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos. "( Hébreux 4: 3). Nous entrons dans le repos en parvenant à un état où nous pouvons croire, où nous pouvons et devons avoir une confiance totale en Dieu. Quelquefois les difficultés du dehors sont d’un grand secours pour vaincre un mauvais esprit. Le peuple de Dieu n’est pas découragé par les choses qui pourraient totalement anéantir la vitalité et le courage des autres. Il arrive à extirper avec force ce mauvais esprit de lui-même; mais c’est la main d’amour qui administre les coups, et le Seigneur connaît exactement le nombre ainsi que le degré de sévérité nécessaires.

 

Gardé dans une paix parfaite

 

" Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. "( Esaïe 26: 3-Darby). Cette pensée nous est très précieuse en tant que Nouvelles Créatures. " La paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence " doit diriger et garder notre esprit et notre cœur. (Philippiens 4: 7) Nous devons considérer les choses de la vie présente comme n’étant pas dignes d’être comparées avec les gloires de l’éternité. Aussi, l’Apôtre nous dit: " Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. "( 2 Corinthiens 4: 17, 18). Si nos esprits persévèrent dans le Seigneur et si nous examinons convenablement nos expériences, nous pouvons alors chanter avec le poète: " Aucune tempête ne peut ébranler notre calme le plus profond, quand nous nous cramponnons à ce refuge. "

 

Nous avons la paix, quelles que puissent être les conditions extérieures. Les épreuves ainsi que les difficultés de la vie surviennent au peuple de Dieu, et sont suivies par de la joie-la pluie ainsi que la tempête, puis le soleil. Ils apprécient tous les plaisirs justes qui sont en harmonie avec leur consécration. Ils apprennent à cultiver la patience dans les épreuves, sachant que la patience développe l’expérience, et l’expérience développe de plus en plus cette espérance qui ne trompe pas. (Romains 5: 3-5).

 

C’est donc au Chrétien que notre texte donne l’assurance que, lorsque Dieu apporte le calme, personne ne peut semer le trouble. " On vous persécutera et on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi ", dit le Maître, et alors, " Heureux serez-vous. "" Que votre cœur ne se trouble point. "( Matthieu 5: 11; Jean 14: 1) Nous pensons que notre texte est très précieux si on le considère de notre point de vue.

 

Les afflictions sont nécessaires pour

 

nous éprouver.

 

Notre Père Céleste s’arrange pour que ces différentes sortes d’afflictions nous touchent, dans le but de développer et d’éprouver nos caractères. Cela fait partie du plan de Dieu de nous permettre de supporter les afflictions. (Psaumes 119: 67, 71, 75; 34: 19, 20). Ainsi, lorsque nous voyons aujourd’hui que le peuple de Dieu est affligé ou éprouvé, nous ne devons pas dire que Dieu est contre lui. Chacun de nous doit montrer son désir de souffrir selon sa volonté, et bien souvent d’une manière injuste. Notre Seigneur a été un exemple de soumission joyeuse et patiente à la volonté de Dieu. Nous devons marcher sur ses traces. Nous avons également l’exemple des Apôtres, lorsque des épreuves et des difficultés les rencontrèrent ainsi que celui d’autres saints tout au long de l’Age.

 

Les afflictions ne sont pas nécessairement un signe de défaveur de Dieu. Au contraire, nous savons que " Le malheur atteint souvent le juste "( Psaume 34: 19) et que " Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. " La Vérité leur coûtera quelque chose. La fidélité au Seigneur leur coûtera beaucoup. Comme le dit l’Apôtre: " Si vous êtes exempts du châtiment [discipline, entraînement] auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. "( Hébreux 12: 8) Si Dieu donne la paix de cœur, qui peut contrarier celui qui est ainsi en harmonie avec Lui, en qui cette paix de cœur règne? C’est alors la plus grande de toutes les bénédictions. Cette paix est garantie à ceux qui s’efforcent fidèlement de marcher sur les traces de Jésus. Nous avons un refuge que seuls les siens peuvent connaître. Aucun tort ne peut nous atteindre sous cet abri; aucune tempête ne peut nous secouer au point de perdre notre amarrage, car nous sommes ancrés avec sûreté dans le Roc des Ages. " Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. "( Romains 8: 28). Comme les bénédictions que Job reçut plus tard l’emportèrent sur ses brèves épreuves, il en sera de même avec les saints du Seigneur d’aujourd’hui.

 

" Qu’importe que mes joies et mon confort meurent!

 

Le Seigneur, mon Sauveur, vit;

 

Qu’importe que l’obscurité m’entoure!

 

Il me donne des cantiques pour la nuit.

 

Aucune tempête ne peut ébranler

 

mon calme le plus profond,

 

Lorsque je me cramponne à ce Refuge;

 

Puisque Christ est le Seigneur des Cieux et de la terre,

 

Comment puis-je me retenir de chanter? "

 

WT 1916 p. 5878

Compte rendu de la conférence de Lens

 

du 26 Décembre 1999.

 

C’est à la dernière conférence de 1999, que de nombreux frères et sœurs se sont rendus. Certains, désireux de participer à cette rencontre spirituelle, n’ont pu se rassembler pour des raisons d’intempéries très importantes qui ont frappé notre pays ce jour-là. L’atmosphère n’en a pas moins été chaleureuse et fraternelle.

 

Le frère Jean SIWEK a présidé cette journée et a invité les frères suivants à partager leurs sujets:

 

1) -Le frère Romain MLOTKIEWICZ choisit un thème de circonstance, puisqu’il nous rappela l’histoire de notre Seigneur avec le sujet qu’il intitula " De Jésus enfant à Christ en gloire ". Ce thème est très important, car il nous retrace la naissance de notre Seigneur, sa mort en Rançon pour tous, sa résurrection et sa glorification. Notre Seigneur fait toujours le délice de nos réflexions.

 

2) -Le frère Henri PEAU, nous présenta la seconde partie d’un sujet relatant un personnage à l’histoire très émouvante, celle de " Joseph ". Sa vie est très riche en enseignements. Le frère a tenu à nous présenter son humiliation en prison, mais surtout son élévation, à la seconde position après Pharaon. Joseph est ici une image parfaite de notre Seigneur Jésus.

 

3) -Le frère Daniel WOZNIAK, en la circonstance a orienté le temps qui lui était imparti, à la réflexion collective. L’imminence de l’an 2000 se prêtait à des témoignages, des réflexions, des souvenirs, tout particulièrement de frères âgés, dont l’expérience de leur vie fut enrichissante pour tous les auditeurs, spécialement pour les jeunes. Ce service fut très émouvant.

 

4) -Le frère Jean PIORKOWSKI, nous parla de l’histoire de Jonas. Il nous retraça sa désobéissance, et la façon miraculeuse dont sa vie fut préservée, alors qu’il s’enfuyait de la face de l’Eternel, pour ne pas vouloir crier la repentance aux Ninivites. Il fut toutefois, à contre cœur, contraint de remplir la mission qui lui était impartie par Dieu.

 

C’est dans cette atmosphère si sereine, bénie et enrichie, que le frère président clôtura cette rencontre, non sans remercier tous les frères et sœurs qui ont eu à cœur d’envoyer des messages de salutations. Le désir de tous les participants a été de transmettre en retour les salutations chrétiennes à toute la maison de la foi, en souhaitant les vœux de bénédictions pour cette nouvelle année 2000-Nombres 6: 24-26.

 

Pour l’assistance, frère Jean Wozniak

David oint roi

 

 1Sa 16:1-13

 

" L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur. "- _ 1Sa 16:7???.

 

En choisissant David pour régner sur Israël, Dieu opta pour quelqu’un qui non seulement convenait aux besoins de ce peuple en ce temps-là, mais qui préfigurait convenablement le Christ, Tête et Corps, choisi durant l’âge de l’Evangile et oint pour s’asseoir sur le trône du Royaume du Seigneur. Envisageant la question, le texte de base nous rappelle forcément les paroles de l’apôtre Paul en 1 Corinthiens 1: 26-29: " Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. "

 

Dieu recherchait en David les mêmes caractéristiques que celles qu’Il recherche maintenant en ceux qu’Il appelle durant cet âge en vue d’être oints pour le Royaume. Il trouva en lui la foi, l’humilité, le courage, l’énergie et la soumission aimante. Il était cependant jeune, débutant et inexpérimenté dans les devoirs de la haute fonction à laquelle il était appelé. Cette dernière condition, qui, dans l’estimation humaine, aurait été une barrière insurmontable, n’était pas un obstacle aux yeux de Dieu; car Dieu est capable d’inspirer ses appelés par son Esprit et de les armer de sa puissance. Il fit ainsi avec David, et il agit de même avec Christ-notre Seigneur Jésus et son corps, l’Eglise. Son caractère typique est très clairement montré dans les Psaumes de David, personnifiant parfois Jésus notre Tête, et d’autres fois le corps entier de Christ. Ainsi, par exemple, quand Il dit: " Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique ", la référence s’applique à notre Tête uniquement; tandis que dans d’autres cas, comme dans le Psaume 23, elle s’applique au corps complet, duquel le berger est le Seigneur Dieu.

 

Cela requiert des deux règnes de David et Salomon qu’ils représentent le grand travail de l’Oint du Seigneur. Le règne de David représentait le travail de l’Eglise dans la chair, tandis que le règne de Salomon représentait le travail de l’Eglise glorifiée " se reposant " de tous ses ennemis.

 

David fut oint dans sa jeunesse. Cependant il n’était pas de ceux qui gaspillaient le précieux temps du printemps de la vie " à faire des bêtises ". Il était un germe de la promesse, un jeune homme noble—humble, modeste, gentil, fidèle, courageux face à ses obligations, brave pour affronter le danger et endurer la difficulté dans quelque bon travail que ce soit, spécialement là où les intérêts de la cause de Dieu ou de ceux du peuple de Dieu étaient en jeu. Voyant en lui cette solide marque de caractère, Dieu l’appela à un service plus élevé. De même que David fut appelé et oint du Saint Esprit, une classe similaire l’est aussi durant tout l’âge de l’Evangile. Ils sont les rois oints de Dieu; mais leur royaume, comme celui de David, n’est pas établi, ils sont environnés de tous côtés d’ennemis comme le fut David, et toute leur vie dans la chair est un combat continuel comme l’était le sien. Cependant, tout comme lui, ils ont eu à cœur de construire le temple de Dieu dans l’âge présent pour que le monde entier puisse y venir et adorer. Mais ce privilège n’est pas accordé à l’Eglise dans la chair, tout comme la construction du temple typique fut refusée à David mais réservée à Salomon à qui le Seigneur accorda du repos, la paix et la prospérité, ce qui en fit un symbole convenable du règne de l’Eglise glorifiée. -1 Chroniques 22:7-9.

 

Mais tandis qu’il ne fut pas permis à David de construire le temple de Dieu, il lui fut accordé de rassembler et préparer les matériaux pour la construction. De même l’Eglise dans la chair prépare pour le temple de Dieu les matériaux qui s’assembleront sans bruit à l’aube du Millenium, ainsi que Salomon le fit, sans le bruit d’un marteau. Le combat de David est donc une illustration du combat de l’Eglise entière, Tête et corps, alors qu’elle est dans la chair, contre les principautés et les puissances des ténèbres qui s’opposent à elle de tous côtés jusqu’au terme de son pèlerinage terrestre, si bien que, quoique ointe pour un rôle royal, elle n’est jamais établie en puissance, paix et sécurité, jusqu’au jour de sa mort. Son travail de ce côté-ci du voile est de combattre un bon combat, de rassembler avec zèle les matériaux et de préparer les pierres vivantes pour le glorieux temple qui appellera bientôt tout le monde pour adorer Dieu.

 

Au-delà du voile de la chair cette même compagnie ointe (tous les fidèles vainqueurs de cet âge) entreradans le glorieux règne préfiguré par celui de Salomon— " Ils se reposent de leurs travaux et leurs oeuvres les suivent. "- Apocalypse 14: 13. Et le temple de Dieu se lèvera et resplendira dans toute sa beauté, et toutes les nations de la terre seront bénies en lui, bénédictions qui sont typifiées par l’abondante bénédiction, la paix et la prospérité d’Israël durant le règne de Salomon.

 

Que tous ceux qui ont cette glorieuse espérance en eux se souviennent des paroles de notre texte: " L’Eternel regarde au cœur. " Il regarde pour voir qui est digne de s’asseoir sur le trône de son Royaume et les traits de caractère qu’Il recherche nous ont été très clairement montrés. Il nous appartient donc de faire en sorte que nos cœurs (notre volonté, notre but, nos intentions et efforts) soient dans une telle condition de fidélité, de loyauté et d’obéissance qu’ils supporteront l’inspection de Celui qui voit tout, tandis que nous nous souviendrons, pour notre encouragement, comme cela est montré dans le type, qu’aucune condition de naissance, de position ou de circonstance ne peut être un obstacle pour être accepté par Dieu et pour être élevé avec Christ dans le futur si nous sommes fidèles.

 

WT 1895 p.1901

Le Royaume de mille ans.

 

Lorsque Jésus était parmi ses disciples, Il leur parlait ouvertement du Royaume à venir, dont Il aurait la charge à titre de Roi. Une curiosité légitime animait l’esprit de ses élèves, qui Lui demandèrent: " Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël? " A quoi le Christ leur répondit: " Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité "( Actes 1: 6, 7). Ceci ne voulait pas dire qu’ils devaient négliger ce fait encore lointain pour eux. Or, en voici la raison: la formation du " corps de Christ " dont les 144000 membres sont destinés à collaborer avec le Seigneur au relèvement de notre monde. Cette conversation ayant eu lieu avant son ascension, Lui-même n’avait pas encore de précision sur cette question. Par contre Il était à même de connaître le déroulement des terribles conditions lors de son entrée en activité pour arracher le monde aux griffes de Satan et ses acolytes humains. Mais, d’autre part, la parole de Dieu nous donne de nombreuses précisions sur la situation qui prévaudra à l’approche des derniers temps, car Dieu ne prend jamais les hommes au dépourvu. Seuls le sont les pseudo sages, les prétendus " je sais mieux " et les bornés de toute sorte qui se complaisent dans un scepticisme comparable à celui des gens du monde antédiluvien, qui se moquaient des avertissements de Noé. Les imiter c’est payer très cher, car nul n’échappe à la justice de Dieu.

 

Celui qui a tant soit peu de sobre bon sens peut mesurer le degré de patience et d’amour de Dieu pour un monde, sans le moindre mérite, dont Il veut sauver et relever tout ce qui est encore susceptible d’être ramené au niveau de la perfection qui fut celle du premier homme AVANT sa chute. La dégradation morale, mentale et physique de l’humanité dure depuis plus de six mille ans, —six mille ans de patience de Dieu, mais aussi six mille ans de sombres expériences pour connaître le coût du mal et ses conséquences. Ce souvenir du coût du péché restera ancré dans l’esprit des hommes.

 

Aujourd’hui nous ne sommes qu’à très peu de distance du terme de ce temps dont la dernière fraction de deux mille ans est appelée " Age de l’Evangile "alors que la fraction précédente était " l’Age Judaïque " qui suivait " l’Age Patriarcal "( qui dura du déluge à la mort de Jacob).

 

Tout comme Noé, fidèle serviteur de Dieu, avertit pendant 120 ans ses contemporains rebelles et incrédules des décisions divines, de détruire totalement ce monde pervers (hormis la famille de Noé), tout comme Dieu avertit Israël de sa captivité en Babylone, de même les prophètes, Christ puis ses Apôtres nous font connaître sous de nombreuses formes les décisions divines d’ouvrir à l’humanité la voie à une existence qui aurait dû être la sienne dès le premier homme. Mais cela ne se fera pas sans que soient anéantis de fond en comble tous les obstacles qui se dresseront sur le chemin et leurs promoteurs qui ont réduit, ou contribué à réduire l’humanité à l’extrême limite de sa condition la plus déplorable de son existence. Qui contestera ce que déclare la Bible par la bouche de l’Apôtre Paul: " Sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles... ".

 

Aujourd’hui nous sommes si accoutumés à vivre dans un monde où le vol, le banditisme, le meurtre, la drogue, la perversité, l’homosexualité etc., etc., sont ancrés dans les mœurs des peuples, que les avertissements divins font l’objet du même mépris, qu’ils le furent aux jours de Noé (Matthieu 24: 38, 39). " Mais l’esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs "( 1 Timothée 4: 1, 2).

 

Voyons maintenant le déroulement de ces mille ans destinés au relèvement du monde, après qu’il sera sorti de la sombre situation dans laquelle avec l’aide de Satan il s’est enfoncé. La première action de Dieu sera de jeter Satan dans l’impossibilité de nuire, et il nous est dit: " Puis je vis descendre du ciel un ange qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans... afin qu’il ne séduisit plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps. "( Apocalypse 20: 1-3).

 

Puis Jean nous rapporte ce que le Seigneur lui communiqua par la vision: " Je regardai, et voici, l’Agneau (Christ) se tenait sur la montagne de Sion (allusion à son trône céleste), et avec Lui cent quarante-quatre mille personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts." (Apocalypse 14: 1) L’Apôtre Paul en parle en ces termes: " Ne savez-vous pas que les Saints (les 144000) jugeront les anges? "( 1 Corinthiens 6: 2). Qu’en est-il maintenant de ces milliers qui n’auront pas " gagné la course "? Jean répondit: "... Je regardai et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient devant le trône (non pas sur le trône) et devant l’Agneau... " Je demandais: " Qui sont-ils et d’où sont-ils venus? ". Il lui fut répondu: " Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation... etc. " En d’autres termes, il s’agit des membres de cette Grande Multitude, qui, bien que très sincères, ne seront pas parvenus à gagner la course. Certes le Seigneur ne les rejettera pas, " car l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra, etc... "( Apocalypse 7: 9, 14-17). Ils oeuvreront en collaboration avec les précédents.

 

Sur le plan terrestre, voici ce que nous promettent Dieu et notre Seigneur: " Car ainsi parle l’Eternel, le Créateur des cieux, le seul Dieu, qui a formé la terre, qui l’a faite et qui l’a affermie, qui l’a créée pour qu’elle ne fût pas déserte, qui l’a formée pour qu’elle fût habitée: Je suis l’Eternel et il n’y en a point d’autre. "( Esaïe 45: 18).

 

" Il n’y aura plus que des justes parmi ton peuple. "( Esaïe 60: 21).

 

" Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre "...( gouvernements terrestres et célestes). Réjouissez-vous plutôt et soyez à toujours dans l’allégresse, à cause de ce que je vais créer, ... On n’y entendra plus le bruit des pleurs et le bruit des cris. Il n’y aura plus d’enfants ni de vieillards qui n’accomplissent leurs jours, car celui qui mourra à cent ans sera jeune et le pécheur âgé de cent ans sera maudit. Ils bâtiront des maisons et les habiteront. Ils planteront des vignes et en mangeront le fruit. Ils ne bâtiront pas des maisons pour qu’un autre les habite, ils ne planteront pas des vignes pour qu’un autre en mange le fruit, car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres, et mes élus jouiront de l’œuvre de leurs mains. Ils ne travailleront pas en vain, et ils n’auront pas des enfants pour les voir périr, car ils formeront une race bénie de l’Eternel et leurs enfants seront avec eux. Avant qu’ils ne m’invoquent, je répondrai; avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai. Le loup et l’agneau paîtront ensemble, le lion, comme le bœuf, mangera de la paille, le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort, ni dommage sur toute ma montagne sainte, dit l’Eternel ".( Esaïe 65: 17-25). " En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre; et, délivrés de l’obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront. Les malheureux se réjouiront de plus en plus en l’Eternel, et les pauvres feront du saint d’Israël (Christ) le sujet de leur allégresse. Car le violent ne sera plus, le moqueur aura fini et tous ceux qui veillaient pour l’iniquité, seront exterminés "( Esaïe 29: 18-20). " Il (Christ) respirera la crainte de l’Eternel. Il ne jugera point sur l’apparence... Mais Il jugera les pauvres avec équité, et Il reprendra avec droiture les malheureux de la terre. "( Esaïe 11:3, 4). " Le loup habitera avec l’agneau et la panthère se couchera avec le chevreau; le veau, le lionceau et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble et un petit enfant les conduira "( verset 6). " Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte (la terre). "( verset 9)

 

" Il (Christ) sera le juge d’un grand nombre de peuples, l’arbitre de nations puissantes, lointaines. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes; une nation ne tirera plus l’épée contre une autre... "( Michée 4: 3).

 

Même le désert fleurira (Esaïe 35: 1)

 

Ainsi au terme des mille ans, le monde aura achevé sa montée vers la perfection à laquelle il était destiné dès sa création. Plus de malades physiques, mentaux, moraux, plus de soucis matériels, économiques, sociaux. Cependant viendra une dernière épreuve courte mais sévère qui doit mesurer la sincérité et la solidité de la foi de chacun avant de passer la porte de la vie éternelle ici-bas. Les méchants n’auront pas vécu plus de cent ans, d’autres auront su dissimuler leurs vices, leur manque de sincérité, etc. Or, nous lisons que Satan sera relâché de sa prison pour très peu de temps, assez longtemps cependant pour prendre au piège tous ceux qui faibliront devant sa tentation. Il les emportera avec lui dans la mort-dite seconde mort de laquelle nul ne revient. " Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort. "( Apocalypse 2: 11)

 

Puis ce sera l’entrée dans la vie éternelle sur une terre de beauté, de santé, dont l’Eden n’était qu’un tout petit échantillon. Six mille ans de souffrances et de larmes auront servi de leçon.

 

La promesse est donnée,

 

A Lui va notre foi

 

Et notre destinée,

 

Car Christ est notre Roi.

 

De joie la coupe pleine

 

Nous comblera sans fin,

 

Plus de larmes, plus de peines,

 

Plus de tristes matins.

Courrier des lecteurs

 

Lettre d’appréciation

 

Messieurs,

 

Veuillez m’excuser du retard apporté au paiement de mon adhésion mais je ne suis pas en très bonne santé d’où l’effet du bien énorme que me font vos périodiques qui sont très édifiants spirituellement et m’aident beaucoup à supporter les épreuves de ces derniers temps.

 

En vous remerciant de votre aimable compréhension, veuillez recevoir mes sincères salutations chrétiennes.

 

M.-J. C.