Notre purification-Intérieure et extérieure

 

" Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. "- 2 Corinthiens 7: 1.

 

A nouveau, nous attirons l’attention sur le fait que la Bible n’était pas adressée au monde, mais à l’Eglise; non aux incroyants, mais aux croyants; non aux pécheurs, mais à ceux qui se sont déjà détournés du péché. Beaucoup négligent ce fait et il en résulte des confusions dans leurs esprits.

 

Mais certains peuvent, peut-être, être enclins à dire que les paroles de ce verset sont applicables aux pécheurs aussi bien qu’aux saints-spécialement aux pécheurs-même si l’épître elle-même est adressée " à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe. " Nous répondons, non! Notre texte ne peut s’appliquer d’une manière générale et appropriée aux pécheurs qui ne sont pas encore venus vers Dieu, qui ne se sont pas encore repentis et n’ont pas encore été pardonnés de leurs péchés. Dieu ne fait pas appel à de telles personnes; Il les dénonce simplement comme étant des pécheurs, Il leur refuse toute reconnaissance, toute communion, et leur dit qu’il n’y a aucun autre nom donné sous les Cieux parmi les hommes par lequel ils puissent être sauvés de leurs péchés que celui de Jésus-par la foi en son sang. En d’autres mots, Dieu refuse d’être en quelque relation que ce soit avec ceux qui ne peuvent ou ne veulent accepter la grande Offrande pour le Péché qu’il a fournie. Comme Jésus l’a exposé, " Nul ne vient au Père que par moi. "- Jean 14: 6.

 

Le caractère raisonnable de la position Divine est évident après réflexion. Dieu, dans l’âge présent, rassemble hors du monde un Petit Troupeau, dont le trait de caractère particulier est la foi en Lui et un désir de Lui plaire. Dans l’âge à venir, l’âge Millénaire, Dieu prévoit de s’occuper du restant de l’humanité, et alors, toutes ses exigences seront rendues si claires que le simple d’esprit même ne s’y égarera pas. (Esaïe 35: 8) Le Soleil de Justice brillera dans ce glorieux Jour Millénaire, manifestera clairement le vrai du faux et dévoilera le caractère et les attributs divins, afin que chaque créature puisse voir-oui, les yeux des aveugles s’ouvriront et les oreilles des sourds entendront, comme nous le dit le prophète. -Esaïe 35: 5.

 

Mais maintenant, dans l’âge présent, ce Petit Troupeau particulier que le Seigneur est en train de choisir et qu’Il qualifie comme étant son Eglise, subit un test de foi. Quiconque ne peut mettre sa foi en pratique ne peut faire partie de son Eglise élue, mais doit attendre que celle-ci répande ses bénédictions durant le Règne de Christ, pour lequel nous prions toujours: " Que ton Règne vienne; que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. "

 

Les saints ne sont pas tous

 

naturellement nobles

 

Dieu n’a pas uniquement considéré la foi comme étant un élément nécessaire d’acceptation dans le temps actuel, mais, en plus de cela, l’amour de la justice fait partie du test. Ce n’est pas assez d’avoir l’œil de la foi qui reconnaîtrait la mort de Christ comme prix de Rédemption pour les péchés du monde, nous devons en plus avoir des cœurs qui aiment la justice, pour nous trouver sous la faveur divine. Le cœur qui aime la justice discerne les faiblesses de sa propre chair, ainsi que ses tendances à regarder vers le bas. Au moment où le cœur reconnaît Jésus comme Rédempteur, il se réfugie auprès de Lui, non seulement pour être couvert de ses mérites pour les péchés passés, mais également pour avoir la couverture imputée de sa justice pour les souillures involontaires et les imperfections du présent et du futur-imperfections qui sont contraires à la volonté et qui sont le résultat de faiblesses héritées.

 

Cette classe, qui n’est en harmonie ni avec le péché du monde, ni avec ses propres faiblesses, est citée par notre Seigneur dans son message: " Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés [sous le joug du péché, évaluant sa pénalité, la mort], et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions. " Ceux qui reçoivent ses instructions-ses disciples, élèves dans l’école de Christ-font partie de la classe à qui les paroles de notre texte sont adressées. Il serait inutile d’exhorter le monde en général à se purifier de toutes les impuretés de la chair et de l’esprit. Le monde apprécie toutes ces impuretés et n’a aucun désir de se purifier, il ne s’imagine pas combien cela est abject aux yeux de Dieu et de ceux qui possèdent son Esprit de Sainteté. Le Seigneur décrit la condition du monde comme étant telle que la colère, la malice, l’envie et la luxure [désirs] y sont des idées normales et courantes. La convoitise ainsi que l’égoïsme-qui se transforment souvent en brutalité lorsque la personne est en quête de richesse, de plaisir ou de pouvoir-cherchent à remplir l’esprit naturel dans une telle mesure que si tout cela lui était retiré, avec rien en échange, la vie perdrait tous ses charmes. Serait-il convenable d’exhorter une telle personne à se débarrasser des impuretés de sa chair et de son esprit, si elle n’a rien à leur substituer?

 

Certains pourraient peut-être répliquer qu’il y a autant d’esprits nobles parmi les non-croyants que parmi les croyants. Nous répondons: Oui! Les Ecritures sont en accord avec cette pensée, nous assurant que parmi les croyants ne se trouvent pas beaucoup de personnes haut placées, sages ou nobles d’un point de vue mondain. Le Message de la grâce de Dieu repose souvent sur les membres les plus petits, les plus pauvres et les plus dégradés de la famille humaine, plutôt que sur les nobles, qui ressentent moins ardemment leur propre dépravation ainsi que la nécessité d’un Sauveur et de son assistance. Alors, si l’on trouve dans le monde des personnes nobles et si les croyants sont généralement d’une couche inférieure, comment est-il possible que Dieu ait un intérêt plus particulier pour ceux-ci plutôt que pour les incroyants? Quel genre de règle pousse l’Eternel à accepter comme enfants des personnes qui sont moins nobles de nature et à en rejeter d’autres qui le sont plus?

 

Nous répondons que la règle régissant l’acceptation divine comprend la foi ainsi que l’obéissance du cœur. Le Seigneur est ravi d’accepter, selon leur volonté, leurs intentions, et non selon leur chair ainsi que ses défauts, ceux qui se détournent du péché de tout leur cœur, de tout leur esprit et de toute leur volonté, et acceptent l’arrangement divin par la foi. Leurs imperfections charnelles sont voilées de sa face par la robe de justice de Christ qui les recouvre, dans la mesure de l’incapacité de leurs nouveaux esprits qui méprisent le péché et cherchent à combattre un bon combat contre celui-ci dans la chair et partout ailleurs. Telle est la classe à qui s’adresse l’Apôtre dans notre texte: " Bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit. "- 2 Corinthiens 7:1.

 

Le manque d’estime envers

 

les bien-aimés de Dieu

 

Comme porte-parole du Seigneur, l’Apôtre s’adresse à tous les croyants qui ont rejeté le péché et qui s’efforcent d’être agréables à Dieu, tels des " bien-aimés ". L’Apôtre, noble d’esprit, se rendait compte du fait que beaucoup de ces bien-aimés frères avaient des faiblesses et des imperfections de la chair. Il ne les aimait pas à cause de leurs défauts, mais en dépit de ceux-ci-car ils étaient loyaux de cœur envers les principes de justice et s’efforçaient de vaincre le péché et ses inclinations dans leur propre chair mortelle, et-pour autant que s’étendait leur influence-dans le monde. Mais le monde n’aime pas ceux que le Père, Jésus et les Apôtres aiment. Les paroles de notre Maître sont les suivantes: " Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. "- Jean 15:18, 19, 16

 

Le monde n’aime pas ceux-là même qui ont été choisis parce que, confessant leurs propres faiblesses et s’efforçant d’agir contre elles, ils nomment ces imperfections de leurs véritables noms-péchés, bassesses, corruptions de la chair et de l’esprit. Chaque effort fait par ceux-ci pour se purifier est un reproche pour ceux qui ne font aucun effort de purification et qui haïssent qu’on leur rappelle que les choses dans lesquelles ils prennent leur plus grand plaisir sont l’avidité, l’égoïsme, les affections anormales, les conflits, la fierté et la vaine gloire. Quiconque donne pleinement satisfaction au monde peut être certain qu’il ne donne pas satisfaction au Seigneur. Celui qui satisfait le Seigneur n’a pas besoin d’espérer donner satisfaction au monde; car la communion de ce monde est inimitié aux yeux de Dieu et, par conséquent, le monde n’est pas soumis au modèle Divin et ne peut l’être, comme nous l’explique l’Apôtre (Jacques 4: 4; Romains 8: 7). Son cœur va dans une toute autre direction.

 

La loi de la Nouvelle Création-aimer Dieu de tout notre cœur et notre prochain comme nous-mêmes-n’est ni raisonnable, ni pensable, ni désirable de quelque manière que ce soit pour le monde, et le fait de le rappeler, même en présence de ceux qui sont de tout cœur du côté de la justice, cause du mécontentement et de la gêne. Le Seigneur et ceux qui suivent ses traces n’ont jamais été les bienvenus parmi eux-ils étaient des intrus. Ils préfèrent qu’on les laisse seuls, qu’on ne leur fasse aucun commentaire quant au fait qu’ils aient tort. Il est vrai que certains d’entre eux éprouvent une agréable fierté d’être généreux, aiment être renommés, et être réputés pour leur honnêteté et pour leurs vertus. Mais ils désirent être considérés comme des modèles et des exemples, et sont offensés pour toute intrusion, pour toute mesure de leurs pensées, paroles et actions par rapport au modèle divin. C’est pourquoi, ceux qui reconnaissent continuellement et honorent le modèle Divin ne sont pas estimés par ces derniers.

 

La nécessité de purification

 

Mais pourquoi l’Apôtre nous suggère-t-il que l’Eglise devrait effectuer un travail de purification du cœur et de la chair quand nous savons que Dieu a totalement recouvert tous ces défauts? Si ceux-ci sont recouverts, pourquoi continuer à s’en préoccuper? Ah, nous en avons de très bonnes raisons! Ceux qui sont loyaux de cœur envers le Seigneur et sa justice sont affligés de leurs défauts, de leurs péchés, des faiblesses de leur chair, bien qu’ils soient conscients que le Seigneur les ait gracieusement recouverts et ne leur impute pas leur péché, car ils y sont opposés de tout cœur. Le désir de cette classe est de se bâtir, de se forger un caractère par la fidélité aux principes de la justice. Ils désirent que leurs esprits deviennent de plus en plus établis dans la fidélité au Seigneur et à sa Règle d’Or et d’amour; et que, autant que possible, le nouvel esprit contrôle la chair déchue et imparfaite afin de l’assujettir, en accord avec la Loi d’Amour Divine.

 

Quiconque, après avoir goûté à la bénédiction du Seigneur pour le pardon des péchés ne ressent pas le désir de mener un combat contre ceux-ci, d’assujettir à son nouvel esprit les facultés et les talents de son corps mortel, n’a pas le véritable esprit d’un fils. Il prouverait de cette manière qu’il n’aime pas réellement la justice et qu’il ne hait pas vraiment l’iniquité. Il témoignerait ainsi qu’il ne fait pas partie de la classe que le Seigneur désire pour fils sur un plan spirituel-comme membres du Petit Troupeau, l’Epouse de l’Agneau.

 

Alors, nous voyons une bonne raison pour laquelle les frères devraient avoir un intérêt particulier pour les paroles de l’Apôtre. Nous voyons une bonne raison pour laquelle tous les engendrés de ce même Esprit de sainteté devraient être attentifs à ses paroles et faire de la purification de leur chair et de leur esprit leur oeuvre principale durant le reste de leur vie. Nous voyons que s’ils ne font pas cela, ils démentent par là leurs prétentions d’aimer la justice et de haïr l’iniquité. Nous voyons que par un tel combat contre les faiblesses de la chair et de l’esprit, le Seigneur prévoit qu’ils développent un caractère cristallisé. Ainsi, comme les Ecritures nous l’expriment, ils seront " rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière "( Colossiens 1: 12) -d’une attitude de cœur convenable pour le service Divin. Ceux qui auront une telle attitude de cœur, propre à l’œuvre du Royaume Millénaire vont, nous en sommes convaincus, recevoir de nouveaux corps, libres de tout défaut, dans la Première Résurrection. De cette manière, ayant perfectionné leurs esprits et s’étant forgés un caractère dans leur cœur durant la vie présente en contrôlant leur chair autant que possible, ils démontrent qu’au-dedans d’eux, ils ont une ressemblance de caractère avec leur Seigneur et Rédempteur. Uniquement ceux qui cherchent ainsi à devenir des copies du très cher Fils de Dieu constitueront la classe Elue, la classe du Royaume, la semence d’Abraham, par qui le monde va, sous peu, être béni.

 

" Purifions-nous "

 

Les paroles " Purifions-nous " ne font pas référence au fait de nous débarrasser de la condamnation adamique. Une telle purification des péchés originels est impossible de notre part, comme l’Apôtre nous l’explique ailleurs. Nous ne pouvons obtenir cette purification à moins que nous ne la recevions gratuitement de la part de Dieu. De quelle manière, alors, nous purifions-nous? Nous répondons qu’ayant été reconnus purifiés par le Seigneur, soumis à l’influence de son Saint Esprit et à la compréhension instructive de sa Parole, nous sommes à présent invités à montrer notre zèle pour la justice et à coopérer avec Lui dans son œuvre. Quoique toute condamnation soit reconnue comme ayant disparu pour nous, nous avons toujours l’opportunité de montrer au Seigneur notre état d’esprit ainsi que nos intentions, en nous efforçant de lutter contre le péché dans notre esprit et dans notre chair. C’est le Seigneur qui nous encourage à nous purifier, mais la purification en elle-même est un acte que nous devons réaliser nous-mêmes- " Purifions-nous. " Le travail de purification est un travail pénible; car au début, nous ne discernions pas combien nous étions profondément souillés, combien presque toutes les suggestions de notre esprit étaient dirigées par notre égoïsme. Nous ne reconnaissions même pas l’égoïsme comme étant un péché.

 

Alors que les yeux de notre compréhension s’ouvraient de plus en plus, nous avions une perception plus claire du Seigneur et de sa justice, de notre propre condition, du besoin que sa Robe nous couvre, etc. Jour après jour, depuis que nous avons commencé à faire de notre mieux pour repousser le péché, l’égoïsme-oui, chaque élément d’impiété et d’impureté-nous sommes devenus plus assidûment conscients de la profondeur de la tâche que peut-être, nous considérions plus tôt comme très superficielle. Hélas, une grande partie du peuple de Dieu, après des années de labeur à tenter de se purifier des impuretés de la chair et de l’esprit, discerne à présent plus de défauts qu’elle n’en discernait au commencement, bien qu’elle se soit débarrassée de la plupart de ses impuretés naturelles, tel l’égoïsme, etc. L’œuvre de purification serait très décourageante si la Sainte Parole ne nous assurait pas que Dieu nous considère selon nos intentions, nos désirs et nos efforts et non selon la chair. Il nous reconnaît comme vainqueurs à cause de notre bon combat contre nos défauts naturels, quelle que soit la mesure de notre succès.

 

La distinction qu’établit l’Apôtre entre les impuretés de la chair et celles de l’esprit devrait être remarquée. Après avoir accepté le Seigneur, nous demeurons avec Lui comme Capitaine de notre Salut, afin d’être des soldats de la croix et de mener un combat contre le péché et toutes les œuvres de la chair et du mal. Bientôt, nous nous retrouvons en compagnie d’autres personnes de la même classe, nous commençons à purifier naturellement et convenablement notre chair, à éloigner de nous les pratiques immorales ainsi que les méfaits extérieurs de toute sorte. Tout cela est bien. Quelle communion pourrait-il y avoir entre des enfants de lumière et des œuvres obscures? Sous peu-c’est le cas de plusieurs-un changement extérieur considérable est manifesté: le langage négligé est évité, les passions sont restreintes, l’égoïsme est bridé, au moins dans ses manifestations extérieures. Les voisins et les amis peuvent constater un changement considérable. C’est bien, mais c’est encore insuffisant. Nous devons également purifier notre esprit, nos pensées. Il n’est pas suffisant d’éviter les méfaits extérieurs. Nos pensées doivent être purifiées. Nous devons apprendre à haïr le péché, à repousser ses avances. Nous devons apprendre que notre esprit et notre corps sont les temples du Seigneur et que tout ce qui est contraire à Lui et à sa Loi de Justice et d’Amour, doit être exclu.

 

D’autres sont dans une certaine mesure des témoins de nos épreuves et de nos triomphes d’un point de vue extérieur. Mais les combats les plus importants de la Nouvelle Création sont ceux qui ne sont connus que de nous-mêmes et de notre Capitaine-la bataille du nouvel esprit ou de la nouvelle volonté contre les influences des anciennes dispositions naturelles. Le véritable soldat de la croix va trouver le champ de bataille tout à fait suffisant pour y engager toute sa combativité et tout son pouvoir destructeur et pour le maintenir totalement occupé. Ceux qui sont toujours sur le qui-vive pour développer le nouveau caractère ont moins de temps que les autres pour critiquer leurs voisins, leurs amis et leurs frères. Ils sentent combien ils ont besoin d’être vigilants et modérés. Au fur et à mesure qu’ils progressent dans cette direction, ils deviennent de plus en plus compatissants vis-à-vis de ceux qui ont les mêmes ou d’autres faiblesses, ainsi que des inclinations contraires au modèle Divin. Ils sympathisent tout spécialement avec les frères de la Nouvelle Création, qui ont également donné leur tout au Seigneur et qui combattent contre le monde, la chair et l’Adversaire, dans leur corps et dans leur esprit.

 

Notre transformation graduelle

 

Ceux qui sont déjà entrés en relation filiale avec le Père devraient se souvenir que Dieu a promis que nous serons reçus de plus en plus dans sa communion, que nous aurons de plus en plus de bénédictions, en proportion de notre loyauté envers les principes avec lesquels nous nous sommes mis en marche. Si nous nous sommes détournés du monde ainsi que du péché et que notre chair est contaminée, nous devrions mettre ces contaminations de côté-nous devrions même rechercher à mettre de côté toute trace de péché. Plus nous employons notre énergie dans ce but, plus nous recevrons de faveurs de la part de Dieu, et plus nous Lui serons agréables et acceptables.

 

L’Apôtre, en mentionnant qu’il y a souillure de la chair et de l’esprit, ne veut pas dire que la Nouvelle Créature est souillée. La Nouvelle Créature, comme cela nous est dit ailleurs, est exempte de souillures, elle est sainte. Le mot " esprit " est fréquemment utilisé pour représenter la pensée. La volonté doit être complètement transformée avant que l’on puisse devenir une véritable Nouvelle Créature. Et pour cette volonté, le fait de toujours tirer en arrière signifierait aller à la perdition. Avoir la volonté de pécher signifierait que nous avons perdu le Saint Esprit; que nous sommes dans la Seconde Mort.

 

Mais les enfants du Seigneur ont cette nouvelle volonté, ce nouveau trésor, dans des vases de terre. Nous avons une disposition naturelle au péché. En plus de cela, nous avons des esprits qui, bien qu’ils mettent de côté tout ce qui touche au péché, ont plus ou moins de souvenirs de ces péchés et de leurs impuretés. Ainsi, lorsque nous nous écartons du péché, nous devons également nous efforcer d’avoir un esprit pur. Nous devons rejeter tout ce qui est, en nous-mêmes, en sympathie avec le péché. Nous ne devons pas penser à ces choses, nous ne devons pas nous permettre de ruminer ce qui touche au péché. Nous devons nous affectionner aux choses d’en-haut. -Colossiens 3: 2.

 

Comme nous remplissons nos esprits avec les promesses divines, tout notre caractère, notre vie entière, se retrouvent de plus en plus transformés. L’Apôtre dit: " Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. " Nos esprits qui étaient en accord avec les choses et la nature terrestres, ne doivent pas seulement se démarquer de l’obéissance au péché, mais doivent également se tourner dans une nouvelle direction. Nos esprits doivent être remplis de pensées saintes-les pensées du Seigneur et de son service. Lorsque l’esprit adopte une bonne attitude vis-à-vis de Dieu, il est alors comparativement facile de servir la Loi de Dieu. L’Apôtre nous exhorte à nous perfectionner dans la sainteté. La sainteté a eu ses débuts en nous quand nous sommes devenus membres du peuple du Seigneur. Nous nous sommes offerts complètement à Lui-Il n’accepte rien de partiel. Nous nous sommes consacrés afin d’accomplir totalement sa volonté. Nous présentons notre corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, ce qui est de notre part un culte raisonnable. Nous avons débuté comme saints; et le Seigneur ne reconnaît personne d’autre que les saints. C’est pourquoi nous devons rechercher à vivre en accord avec le modèle Divin dans toutes les affaires de la vie-nos paroles, nos actions, nos pensées.

 

Notre purification et celle du Seigneur

 

Ce perfectionnement de notre sainteté, cette purification de nous-mêmes, continue. Nous devons apercevoir en nous tout ce qui est impur et le bannir de notre conduite-et, à plus forte raison, le bannir de nos esprits. En faisant cela, la sainteté se répand dans toutes les voies de la vie. Ainsi, un chrétien se doit d’avoir un très beau caractère. Si ce n’est pas le cas, cela montre qu’il n’a pas convenablement veillé à sa purification, en prenant soin quotidiennement de la purification de ses relations extérieures avec l’humanité, et intérieurement, de sa relation avec Dieu.

 

Nous devons faire tout cela dans la crainte du Seigneur, en Le révérant. Il y a une différence entre la crainte révérencielle et la crainte servile. La crainte révérencielle est une crainte profitable. Nous ne devons pas craindre notre Père Céleste comme s’Il était un démon, qui tournerait autour de nous et nous traiterait avec cruauté ; mais nous devons avoir une crainte pieuse, qui se réjouira de faire les choses qui sont agréables et satisfaisantes à ses yeux. Ainsi, toute cette purification de nous-mêmes, tout ce perfectionnement de nous-mêmes dans la sainteté, a pour but de nous perfectionner dans la crainte du Seigneur. Nous ayant engendrés de son Saint Esprit, nous ayant donné ces précieuses promesses, Dieu veut que nous ne mettions pas nos talents de côté pour ne faire aucun progrès, mais nous devons produire des fruits-trente fois plus, soixante fois plus, cent fois plus. Et faisant cela, nous serons récompensés en proportion.

 

Il y a un autre texte qui fait référence au Seigneur comme à celui qui accomplit l’œuvre de purification. " Purifie-moi de mes fautes cachées. "( Psaume 19: 12-14). Ces paroles du prophète David reflètent les sentiments du véritable peuple de Dieu. Par ces mots, le prophète nous a montré qu’il reconnaissait le fait qu’il était incapable de se purifier lui-même. Il reconnaissait qu’il pouvait avoir des fautes cachées qu’il ne pouvait apprécier par lui-même-qu’il ne voyait pas lui-même. Il ne voyait peut-être pas des fautes que d’autres voyaient en lui. Il désirait que Dieu le purifie de celles-ci. Cela indiquait qu’il désirait s’éloigner de tout ce qui n’était pas en harmonie avec Dieu.

 

Tous les chrétiens devraient avoir ce sentiment qui est convenable. Nous devrions prier pour que le Seigneur nous montre tout ce qui ne Lui plaît pas totalement dans nos vies, tout ce qu’Il n’apprécie pas, afin qu’Il nous aide à nous voir comme les autres nous voient, et tout spécialement comme Lui nous voit. Nous croyons qu’une grande partie du peuple de Dieu s’est vu montrer ses imperfections et ses faiblesses (par la providence du Seigneur) par une sévère secousse. Nous demandons également au Seigneur, comme le fit le psalmiste, de nous garder des péchés présomptueux et de nous en purifier complètement.

 

" Le perfectionnement de la sainteté "

 

Notre texte déclare qu’une telle purification de la chair et de l’esprit, le corps et la pensée, constitue un perfectionnement de la sainteté. L’idée, ici, est que la sainteté ne peut être atteinte en un instant, mais elle doit être graduellement rendue effective et être perfectionnée. La bonne compréhension de ceci nous empêchera de tomber dans de dangereuses erreurs. La sainteté n’est pas un objet porte-bonheur que nous pouvons mettre en poche; ce n’est pas un habit qui pourrait être porté occasionnellement. La sainteté ressemble plus à l’adoucissement d’une pièce métallique; elle pénètre dans la fibre entière, changeant ses caractéristiques générales; c’est une transformation de son influence. Oui, le peuple de Dieu est reconnu comme saint dans la Robe de justice de Christ, qui nous est garantie au moment où nous décidons de nous éloigner du péché, où nous acceptons notre Rédempteur, et où nous nous consacrons à Dieu. Mais ce n’est pas suffisant. Nous devons également développer dans nos caractères ce que nous avons désiré-ou, comme l’Apôtre l’exprime, nous devons permettre au Seigneur de développer en nous la sainte volonté ainsi qu’une conduite sainte qui doit nécessairement accompagner la sainte volonté, dès que nous en aurons l’opportunité et que les conditions seront favorables.

 

Mais comment cette sainteté est-elle perfectionnée en nous? Comment Dieu œuvre-t-Il en nous pour que nous ayons la volonté et que nous agissions selon son bon plaisir? Notre texte répond également à cette partie de la question, nous assurant que c’est l’œuvre de Dieu de nous donner les promesses; et que ces promesses constituent un encouragement pour ceux qui ont la bonne attitude d’esprit. Sans ces promesses divines des bénédictions présentes et futures, qui combattrait contre ses propres faiblesses? Qui résisterait avec ardeur aux attaques du monde et de l’Adversaire? De plus, qui sacrifierait volontairement sa vie et tous ses droits naturels pour servir le Seigneur et sa cause, s’il n’y avait pas des promesses excessivement grandes et précieuses pour stimuler et donner de l’énergie au service du Roi, pour combattre contre le péché, en venant au secours de tous ceux qui sont du côté de la justice? Sûrement, il y en aurait peu, voire même pas du tout. C’est ce que nous suggère notre texte, disant: " Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous, " etc. (2 Corinthiens 7: 1) . Les promesses sont en effet la puissance de Dieu pour notre purification-notre Rédemption-comme nous l’indique Saint Paul-Romains 1: 16.

 

" De grandes et précieuses promesses "

 

En regardant le contexte pour déterminer à quelles promesses l’Apôtre se réfère, nous trouvons dans les versets précédents la déclaration suivante: " C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. "( 2 Corinthiens 6: 17, 18). Quelle promesse! Quelle suggestion! -que nous, imparfaits et souillés de nature, pouvons non seulement avoir la considération de notre souverain Créateur, mais sommes également invités à devenir ses enfants et recevons l’assurance de son affection parentale pour nous-que " Comme un père a compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui le craignent. "( Psaume 103: 13) Combien cela semble merveilleux! Alors, comme l’Apôtre le déclare ailleurs, ce n’est pas la fin des choses, mais simplement leur commencement, car il dit: " Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec Lui, afin d’être glorifiés avec Lui. "- Romains 8: 17.

 

Oui, c’est cette idée qui est comprise dans l’expression enfants de Dieu, fils de Dieu. Les bénédictions et les richesses du Père doivent être apportées par notre Seigneur Jésus, tout spécialement au Petit Troupeau, qui est actuellement choisi parmi les hommes pour être son Epouse, son Associée dans le Royaume. Ces membres ne sont pas acceptés immédiatement dans le Royaume, mais ils sont mis à l’épreuve, comme nous le dit l’Apôtre: " Nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté "( 1 Jean 3: 2) -si nous sommes fidèles. Comme fils de Dieu dans la vie présente, nous avons la joie de connaître des choses sur le caractère de notre Père, au travers de sa Parole, que nous sommes autorisés à comprendre, mais que le monde ne comprend pas. Nous avons l’assurance de la surveillance Divine; pour que la moindre chose ne puisse arriver à ses enfants, excepté celle que le Père considérerait comme étant à leur avantage. Mais ils doivent manifester leur amour, leur piété et leur unité d’esprit avec le Père et avec le Rédempteur avant de pouvoir être complètement considérés comme faisant partie de son Epouse dans un sens total, absolu et complet du terme, et avoir la garantie de partager ses gloires.

 

C’est dans le but de prouver qu’ils possèdent ces grâces que les consacrés sont laissés pour un temps au beau milieu du mal et dans un environnement défavorable-pour prouver leur amour de la justice, leur opposition à l’iniquité, leur amour de Dieu et leur fidélité à Lui ainsi que leur amour pour tous ceux qui ont de la compassion pour l’arrangement Divin. S’ils supportent totalement ces tests, cela signifiera qu’ils endureront une opposition considérable de la part du monde, de la chair et de l’Adversaire; et qu’ils seront fortifiés dans une même mesure par ces expériences. C’est à cette classe que se réfère l’Apôtre quand il dit: " Si toutefois nous souffrons avec Lui, nous régnerons aussi avec Lui. " Nous devons souffrir comme Il l’a fait pour avoir fait le bien, du fait que nos voisins et amis sont aveugles quant à ce qui est bien, quant à la bonne voie à suivre. Nous devons souffrir volontiers et joyeusement, peu importe la coupe que le Père répande pour nous, sachant qu’Il est trop bon pour être désagréable, trop sage pour faire erreur.

 

" Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. "( 2 Corinthiens 7: 1). Comme le déclare l’Apôtre Pierre: " C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée. "- 2 Pierre 1: 10, 11.

 

WT 1915 p.5737

Discipline de la Nouvelle Créature

 

dans la maison de Dieu

 

Les principaux points qui concernent la discipline de la Nouvelle Création dans la maison de Dieu que nous allons développer sont les suivants:

 

-L’assistance et l’ordre de nos réunions,

 

-Le choix des anciens et des diacres,

 

-L’ordination,

 

-La demande d’adhésion,

 

-L’accusation contre un frère ancien,

 

-L’élection, l’abstention au vote,

 

-Le respect du service qui nous est confié.

 

Le Père Céleste nous a montré dans le choix du peuple d’Israël son magnifique plan de salut. Israël reçut de Dieu toutes sortes de préceptes à observer ainsi que des sanctions, des épreuves, des tribulations en cas d’inobservation de ces commandements. Tout cela est une leçon pour nous.

 

L’apôtre Paul dit en Romains 15: 4: " Tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction ", pour notre édification spirituelle. Pour l’Israël selon la chair, la maison de Dieu était le tabernacle qui se composait de deux parties, le Saint et le Très-Saint. Quand le souverain sacrificateur devait pénétrer dans le Très-Saint, il devait d’abord brûler de l’encens sur l’autel des parfums et la fumée, la bonne odeur, le précédait. Le Très-Saint devait être rempli de cette agréable odeur, sans cela le sacrificateur était en danger de mort. Ensuite, sous le règne du roi Salomon, Dieu lui fit construire le temple.

 

Quand le temple fut construit, chaque Israélite avait un profond désir de s’y rendre pour glorifier le saint nom de l’Eternel. Nous lisons en Psaume 122: 1: " Je suis dans la joie quand on me dit: Allons à la maison de l’Eternel! " Nous devrions toujours éprouver de la joie de pouvoir assister à un rassemblement des enfants de Dieu, que ce soit dans nos conférences ou dans nos assemblées. Considérer la participation à nos réunions comme une corvée et non comme une joie prouve que quelque chose ne va pas en ce qui concerne notre développement spirituel.

 

Nous allons aborder maintenant le vif du sujet. En Ecclésiaste 4:17 nous lisons: " Prends garde à ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu. " Aujourd’hui la maison de Dieu, pour nous, n’est plus comme nous dit l’apôtre Paul construite de mains d’hommes (temples, églises, cathédrales). Chaque assemblée, chaque lieu où les enfants de Dieu ont le privilège de se rassembler est la maison de Dieu. Il faut la respecter et prendre garde où nous posons le pied, car c’est un lieu saint où nous venons pour honorer, pour glorifier notre Créateur, pour adorer son oeuvre grandiose et pour nous éduquer dans les voies du Seigneur.

 

En Hébreux 9: 11 l’apôtre déclare: " Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme... " et en Actes 7: 48 il dit aussi: " Mais le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme. "

 

Dans chaque assemblée, l’ordre conseillé par l’apôtre Paul inspiré du Saint Esprit doit régner. Nous lisons en Actes 14: 21 à 23 que Paul et Barnabas " retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, ... Ils firent nommer des anciens dans chaque Eglise (ou Ecclésia, mot qui veut dire assemblée). "

 

De même en Tite 1: 5 il écrit: " Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville ". Dans ces villes s’était déjà formée une assemblée. Il était donc nécessaire de choisir les anciens afin que cet ordre conseillé par l’apôtre soit respecté.

 

Dans les Eglises nominales

 

Le vote à main levée conseillé par l’apôtre n’est plus respecté. Ce procédé a longtemps été délaissé. A sa place a été instauré ce que l’on appelle d’un côté le clergé et de l’autre les laïques. Dans ces systèmes religieux, les évêques disposent soit-disant de l’autorité apostolique et du pouvoir d’ordonner des prêtres, des diacres et autres, sans aucune approbation ni consentement des autres membres (les paroissiens). Il en découle que pratiquer un office religieux, tel un sermon, un baptême, une Pâque, officier pour un enterrement ou autre sans cette ordination ou approbation du clergé, est considéré comme une profanation des choses saintes. Cela bien sûr n’est pas l’instruction de la Parole de Dieu.

 

Nous savons que seuls les apôtres ont été choisis par le Seigneur Lui-même, comme nous le lisons en Galates 1: 1: " Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père. "

 

Nous allons donc voir les enseignements que nous donne la Parole au sujet du choix des anciens. " Car vous pouvez tous prophétiser successivement (c’est-à-dire développer les prophéties), afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés.... car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Eglises des saints... "- 1 Corinthiens 14: 31 à 33.

 

C’est bien pour cela que Paul ajoute en Ephésiens 4: 11 à 13: " Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu. "

 

Quand Paul rencontrait cette admirable paix, ce merveilleux ordre, conseillé par le Père céleste, il éprouvait une grande joie. " Si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous. "- Colossiens 2: 5.

 

Nous nous sommes consacrés pour le service du Très-Haut. Dieu a le droit d’exiger de nous de Le servir. Chacun doit avoir une occupation dans ce grand champ de la moisson: les anciens, les diacres, les sœurs ainsi que tous les membres de l’assemblée. Aujourd’hui, nous vivons à la fin de l’Age de l’Evangile. Le nombre des participants aux assemblées est de plus en plus limité.

 

Nous lisons en Jean 3: 30: " Il faut qu’il croisse et que je diminue. " Le Seigneur a dit que là où deux ou trois se rassemblent en son nom, Il est au milieu d’eux.

 

Avoir la possibilité d’assister à une assemblée doit être considéré comme un privilège; c’est le privilège de pouvoir servir le grand Roi. Dieu notre Père ne force personne. Dieu recherche des caractères qui considèrent le service du Seigneur comme un honneur, un privilège, une joie. Dieu veut des serviteurs volontaires qui dépensent leur énergie, leur vie au service des frères et sœurs. Ce service doit être effectué par amour, car c’est un grand plaisir de pouvoir manifester aux frères et sœurs un service à chaque occasion convenable, sans se plaindre.

 

Le véritable amour fraternel est comme un aimant qui attire vers Lui. Il exige du service, c’est une preuve que l’on aime Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ ainsi que les frères. Là où il n’y a pas de volonté sincère de servir le grand Roi, il n’y a pas d’amour chrétien.

 

En 1 Timothée 3: 1-7 il écrit: " Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque (surveillant), il désire une oeuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison.... " Il en est de même pour les diacres dont il est question à partir du verset 8.  Négliger ou prendre à la légère la part de service qui nous a été confiée par la majorité ne plaît pas au Seigneur. Quelle que soit la branche du service où le Seigneur nous donne la possibilité de nous rendre utiles, nous devons nous y engager avec zèle et joie, sans murmure. Sur ce point l’apôtre nous met en garde écrivant ce qui suit en Colossiens 4: 17: " Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, afin de le bien remplir. "

 

C’est une condition attachée à notre sacrifice, à notre alliance avec Dieu; ne laissons pas ces occasions nous échapper, car il ne faut pas oublier que le Seigneur peut susciter quelqu’un d’autre pour servir sa cause, sans difficulté.

 

Dans l’Eglise primitive, les assemblées jouissaient d’une grande liberté d’actions et de décisions. Elles avaient la liberté d’accepter ou de refuser le service des apôtres. Il est certain qu’une bénédiction leur échappait suite à un tel refus.

 

Voyons pour notre instruction le service du tabernacle. En Hébreux 9: 2 il est écrit: " Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu Saint... " Et aux versets 6 et 7 nous lisons: " Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle; et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an. "

 

Le service, y compris celui du parvis devait être scrupuleusement observé et respecté, sinon cela entraînait de sévères punitions. Nous nous rappelons la faute de Nadab et Abihu (Nombres 3: 4) qui négligèrent d’entretenir le feu sacré sur l’autel des sacrifices et apportèrent un feu étranger. Ils furent punis de mort.

 

Un autre exemple est rapporté en  1Sa 6:19: Quand les Philistins prirent l’arche de l’alliance, ils subirent toutes sortes de maux et de maladies. Ils s’aperçurent que c’était la présence de l’arche qui provoquait ces malheurs. Ils décidèrent de restituer l’arche qui fut transportée à Beth-Schémesch, en Israël, sur un char tout neuf tiré par deux vaches. Les habitants du village regardèrent à l’intérieur de l’arche, ce qui était formellement interdit, et là aussi beaucoup furent punis.

 

Demande d’adhésion

 

Il arrive parfois qu’un membre consacré demande son adhésion et veuille participer à nos réunions, faire partie de l’assemblée du Seigneur dont, par la grâce de Dieu, nous-mêmes faisons partie. Quelle doit être notre position à cet égard?

 

N’oublions pas que l’assemblée ne nous appartient pas. Elle appartient au Seigneur. C’est l’assemblée du Seigneur à laquelle nous avons le privilège d’assister et dont nous avons le privilège d’être membres, sans plus de droit qu’un autre membre de l’assemblée de la même famille spirituelle, y compris celui qui demande son adhésion. N’oublions pas non plus que le Seigneur, hormis les apôtres qu’Il a établis comme nous l’avons déjà vu en Galates 1: 1 et 1 Timothée 2: 7, n’a établi personne comme chef suprême ou comme souverain pontife pour accorder un sauf-conduit pour le ciel.

 

Le Seigneur n’a établi personne qui puisse repousser ou empêcher sans raison valable un autre membre consacré à assister à nos réunions ou à être membre de l’assemblée du Seigneur. En Romains 14: 4 nous lisons: " Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir. "

 

Exhortations du pasteur Russel

 

" Pour être de ceux qui observent l’ordre et la discipline, il faut absolument reconnaître que le Seigneur est la tête, le maître de son corps (son Eglise), ainsi que l’instruction des apôtres, les véritables enseignants inspirés par le Saint Esprit de Dieu, que leur éducation mène à l’unité de cette Eglise, corps de Christ. "

 

En 1 Timothée 5: 19 l’apôtre déclare: " Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou de trois témoins. " Sur cet important sujet, je m’en tiendrai uniquement à l’instruction que le Seigneur nous donne par l’intermédiaire du Serviteur fidèle et prudent. A la page 329 du Volume 6, version Aurore, et aux pages 316 et 317 de la version du MMIL, nous lisons: " Un ancien est un élément qui a déjà été reconnu par l’assemblée, qui est dévoué à Dieu et défenseur de la vérité. De ce fait les anciens deviennent les principaux objets des attaques de l’adversaire provoquées par jalousie, par malice, par haine de la part de certains. N’oublions pas que même notre maître fut appelé Belzébul, cela par les dirigeants du peuple, ceux qui devaient être des exemples. Plus le frère est dévoué et capable, plus il est fidèle, plus il aura des ennemis, non pas seulement Satan et ses messagers, mais encore tous ceux qu’il pourra abuser et tromper. "- Fin de citation.

 

C’est pour cela que les frères anciens ont une garantie apostolique contre toute accusation rapportée par une seule personne. Il est donc hors de question de prendre en considération une telle accusation. Se plaindre d’un frère ancien est une affaire très délicate, car il faut d’abord avoir des témoins, ensuite s’assurer que la plainte est fondée. N’oublions pas que Dieu connaît les siens. Les frères anciens ne sont pas parfaits, ni infaillibles. L’amour couvre une multitude de péchés. " Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement... "( Voir Volume 6 page 338 version Aurore et page 329 paragraphe 3) -1 Timothée 5: 17-19.

 

A ce sujet, nous avons une belle leçon dans l’Ancien Testament. Moïse a été choisi par Dieu, pour libérer son peuple de l’esclavage égyptien. C’était un fervent serviteur de Dieu, infatigable. Multiples étaient les soins providentiels dont il fut l’objet. Il aurait pu prétendre au trône d’Egypte, car la fille de Pharaon l’avait reconnu comme son fils. Devenu haut dignitaire à la cour, il a préféré souffrir avec son peuple. Il s’est humilié à tel point qu’il accepta sans murmure d’être un simple berger, et cela pendant 40 ans.

 

C’est pour cela que quand Marie, sa sœur, et Aaron, son frère, ont murmuré contre lui, ils ont été sévèrement punis. Marie a été atteinte de la plus grave maladie incurable de l’époque: la lèpre. Cet événement est décrit en Nombres au chapitre 12. Nous voyons dans cette leçon le danger qu’il y a à murmurer ou à accuser un frère ancien sans avoir une raison valable et sans l’appui de deux ou trois témoins. -(1 Timothée 5: 17-19).

 

Le Volume 6 a été écrit, comme le titre nous l’indique, pour la Nouvelle Création. " Oh! Que c’est une chose bonne et que c’est agréable, que les frères demeurent unis ensemble. "" Car c’est là que l’Eternel donne la bénédiction et la vie à toujours. "- Psaume 133:1, 3.

 

Prenons quelques exhortations qui nous sont données par notre Seigneur et par les apôtres. Nous lisons en Matthieu 20: 26-28: " Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir. "

 

Le véritable consacré, enfant de Dieu, vit pour le Seigneur. Il ne s’appartient plus à lui-même nous dit l’apôtre en 1 Corinthiens 6:19. Il doit discerner et accomplir le service qui lui est demandé et s’engager dans les tâches que le Seigneur lui a confiées.

 

En Jean 12: 26 le Seigneur déclare: " Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. " Quelle magnifique promesse du Seigneur à l’égard de ses serviteurs! Dieu tiendra parole, si nous, de notre côté, nous Lui restons fidèles.

 

L’Age de l’Evangile est destiné au choix de ses serviteurs formant le corps de Christ. Ce choix n’est pas discerné par le monde, car du point de vue divin, il n’y a qu’une seule Eglise, bien que sur la terre, du point de vue des hommes, cela ne puisse être décelé ni constaté. C’est la raison de l’existence de toutes sortes d’appellations et de dénominations: méthodistes, baptistes, épiscopaliens, luthériens, presbytériens et tant d’autres.

 

La vraie Eglise de ce côté-ci du voile est dispersée dans le monde. Elle n’a qu’un seul Seigneur auquel elle est unie par une seule foi, un seul baptême. Elle est bâtie sur les témoignages des apôtres et des prophètes, et Jésus-Christ Lui-même en est la pierre angulaire. (Ephésiens 4: 4-6). L’Eglise ne peut être reconnue ni par des habits spéciaux (soutanes, coiffures, mitres, tiares, cols blancs, éphods), ni même par une tonsure sur la tête.

 

" Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. "- Matthieu 7: 15, 16.

 

Comme enfants de Dieu, nous sommes invités à développer ces fruits de l’esprit qui sont l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Galates 5: 22).

 

En 2 Pierre 1: 4, l’apôtre écrit que " Sa divine puissance... nous assure de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine. " Saint Paul ajoute en Hébreux 6: 10 et 11: " Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints. Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle. "

 

Nous avons le privilège de vivre à la fin de l’Age de l’Evangile. En Apocalypse 3: 10, il nous est dit que dans la sixième époque de son développement, l’Eglise a été préservée de la tentation; par contre, dans la septième époque, celle de Laodicée, elle n’en a pas été épargnée. Nous vivons dans ce jour de tentation.

 

Nous sommes tout de même privilégiés car nous avons ce que les autres églises des époques précédentes n’avaient pas, c’est-à-dire la table bien garnie de nourriture au temps convenable. De ce fait, le Seigneur nous place dans une position très favorable pour le service des Saints.

 

Ne laissons donc pas passer ces jours précieux dans ce temps de la moisson où il y a une grande oeuvre à accomplir. Profitons de ces précieuses occasions de servir le Seigneur et les frères.

 

Le moissonneur (littéral) n’attend pas, pour rentrer sa récolte, que le temps ne convienne plus et que le climat change et ne soit plus en sa faveur. Il serait alors trop tard. Rappelons ce qui est écrit en Jean 9: 4: " La nuit vient, où personne ne peut travailler. " N’attendons pas que la nuit vienne où on ne pourra plus rien faire. Même les petits services sont agréables à Dieu et au Seigneur, s’ils découlent d’une bonne volonté et d’un amour sincère pour Dieu, la vérité et les frères.

 

Nous lisons en Matthieu 25: 21: " Son maître lui dit: C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. "

 

Les élections

 

Lors des élections, les membres de l’assemblée choisissent ceux à qui sera confié un service. Les frères et sœurs consacrés devraient appliquer la règle: Placer Dieu et notre Seigneur en premier lieu. C’est-à-dire que chaque votant vote, étant persuadé qu’il fait la volonté de Dieu, et de ce fait il ignore sa propre volonté.

 

En Philippiens 2: 3, l’apôtre spécifie: " Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. " Pour les anciens choisis, il en est de même, l’humilité leur est recommandée, particulièrement en 1 Pierre 5: 6 et 5: " Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable ; Car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. " Prenons garde à l’orgueil qui en a déjà fait tomber beaucoup.

 

Le service dans le Seigneur doit être considéré comme s’il était confié par le Seigneur Lui-même. S’il y a un problème ou des difficultés, nous avons toujours accès au trône de la grâce qui nous est constamment ouvert. De plus, en 1 Pierre 5: 7, l’apôtre nous exhorte en ces termes: " Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. " Paul ajoute en Romains 8:28: " Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. "

 

Liberté d’abstention au vote

 

Voter est un devoir pour chaque consacré. Chaque membre a le privilège de participer à l’ordre et à la bonne marche de l’assemblée dont il est membre responsable. Ne pas prendre part au vote peut entraver un frère zélé dans son service, et nous n’avons pas le droit d’étouffer ou de détruire les bonnes volontés d’un frère dévoué au service du Seigneur, s’il n’y a, bien sûr, aucune raison valable pour cela. C’est une responsabilité qui pèse sur nous.

 

Citons quelques textes.

 

1 Corinthiens 9: 19: " Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous. "

 

2 Corinthiens 3: 17: " Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. " Il faut bien tenir compte de ce que dit l’apôtre, là où est l’Esprit du Seigneur, là est la véritable liberté.

 

Galates 5: 13: " Vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. "

 

1 Pierre 2: 16 et 17: " Etant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs ..."

 

Dieu créa l’homme libre. Dieu donna à Adam la liberté de choisir, ne profitons pas de cette liberté dans un mauvais sens comme le fit Adam. Soyons de véritables serviteurs pour être approuvés de Dieu.

 

Examinons ces quelques modestes conseils. Tenons-nous fermement aux exhortations du Seigneur et des apôtres mentionnées dans ce sujet, et la paix de Dieu régnera dans nos cœurs. Dieu nous accordera les bénédictions au-delà de toute mesure rapportées en Malachie 3: 10. Que le bon Père céleste nous accorde sa grâce!

 

Exposé du Fr. Casimir Tomiak

Nécrologie

 

Le frère Gérard PEAU de l’assemblée de CHERENG a terminé son pèlerinage terrestre le 21 Mars 2000 dans sa 72 {ème} année.

Pierre et le Seigneur ressuscité

 

Jean 21: 4-17

 

Texte d’or: " Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime. " Jean 21:17.

 

En plus des enseignements particuliers tirés de la narration des apparitions de notre Seigneur à ses disciples après sa résurrection, lesquelles ont eu pour but premièrement de les convaincre de sa résurrection et deuxièmement de les convaincre de son changement de nature, nous voudrions ici attirer l’attention sur la question posée par trois fois à Pierre par le Seigneur: " M’aimes-tu? ", sur la réponse de Pierre, ainsi que sur le renouvellement de sa mission qui consistait à prêcher l’Evangile.

 

Trois fois Pierre a renié le Seigneur-il est vrai que ce fut sous une tentation extrême-et de ce reniement il s’est repenti sincèrement par des larmes amères; et maintenant le Seigneur veut qu’il réaffirme par trois fois son dévouement à sa cause pour lui donner ainsi par trois fois l’assurance de sa complète réinsertion dans son amour et dans sa faveur.

 

" Ainsi quand ils eurent dîné, Jésus dit à Simon Pierre: -Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ceux-ci? -Il lui répondit:-Oui, Seigneur tu sais que je t’aime. -Jésus lui dit: Pais mes agneaux. "

 

La question se pose: Avec quoi le Seigneur voulait-Il que Pierre Le compare quand Il dit: " M’aimes-tu plus que ceux-ci? " Etait-ce avec les autres disciples qui étaient là à cette occasion? Nous ne le pensons pas; car le Seigneur ne cherchait pas à embarrasser Pierre et les autres avec un ton sarcastique, acerbe, ni à inspirer ou à encourager l’orgueil. La réponse prompte et affirmative de Pierre indique qu’il n’était ni embarrassé ni orgueilleux, mais, bien au contraire, qu’il était rempli d’un amour sincère, qu’il était content de l’opportunité de répondre promptement et chaleureusement: " Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. "

 

Avec quoi le Seigneur voulait-Il donc faire la comparaison? Il est évident que c’était avec le matériel de pêche et le travail qu’il représente et demande. A un moment donné, obéissant à l’appel du Seigneur, Pierre avait tout quitté pour Le suivre, et ensuite, dans la période de perplexité qui suivit la résurrection, ne sachant que faire, il est retourné à ses anciennes activités. Ainsi le Seigneur voulait savoir comment il allait réagir à présent, après l’ignominie de la crucifixion. Es-tu à nouveau disposé, Simon, en faisant face à tous les préjugés humains, à la haine des hommes et au reproche de la croix, à quitter ton travail et les perspectives sociales et à aller à nouveau prêcher le royaume de Dieu et le retour en puissance et en gloire de Celui qui a été crucifié? Es-tu également prêt à encourir avec foi et zèle les reproches et la persécution que s’attirent à coup sûr ceux qui combattent pour ma cause?

 

Oui, Pierre était prêt et tous les chers disciples l’étaient aussi, prêt à tout abandonner et à se consacrer à la cause du Seigneur crucifié et ressuscité, prêt à proclamer hardiment et ouvertement la venue du royaume et la gloire de Celui que les Juifs avaient pris, puis crucifié et tué avec des mains méchantes. Seul le doute que semblait impliquer la troisième répétition de la question attrista Pierre. Il était de nature ardente et vive, et il voulait que le Seigneur soit pleinement persuadé de son amour et de son zèle. Cela l’attrista donc, de sentir que probablement maintenant, il y avait une ombre de doute, un petit nuage entre lui et le Seigneur que sa repentance n’avait pas complètement éloigné. Mais le Seigneur balaya rapidement ce nuage et lui permit de prendre conscience de sa complète réintégration comme disciple aimé et accepté, en complète communion et coopération avec le Seigneur.

 

La question ainsi adressée à Pierre " M’aimes-tu plus que ceux-ci? " est aussi posée à tous les consacrés qui désirent suivre le Seigneur, sans exception aucune. Si nous nous sommes donnés sans réserve au Seigneur, les besoins de son oeuvre sont devant nous, pour nous permettre de prouver la sincérité et la grandeur de notre amour. La honte de la croix n’a pas cessé de notre temps: en effet, en cette fin de l’âge comme en son début, l’opprobre de la croix est amer et déterminé; et il s’intensifie d’année en année à mesure que d’éminents ecclésiastiques conduisent vers un fossé d’infidélité franche et déclarée. Ainsi la question-test est posée à chacun de nous: " M’aimes-tu plus que ceux-ci? "- plus que ton emploi et ton avenir, plus que les amitiés et les plaisirs terrestres, plus que l’aisance, la célébrité, la richesse, la réputation ou tout autre bonne chose terrestre.

 

Eh oui! C’est vraiment une question-test, une question à laquelle personne ne peut sincèrement répondre par l’affirmative à moins d’avoir ce mobile inspiré de l’amour dans le cœur. Mais un amour pur et fervent pour Christ doit stimuler le zèle et rendre capables ceux qui le possèdent, de répondre promptement " Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime "; et le Seigneur les envoie avec joie prouver leur amour par leurs oeuvres. " Si quelqu’un m’aime, qu’il prenne sa croix quotidiennement et me suive. "" Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. "" Le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur; s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. "" Dans le monde, vous aurez des tribulations, mais en moi vous aurez la paix. "" Pais mes brebis, pais mes agneaux. "

 

WT 1895 p1823

Aux Juifs d’abord

 

Marc 7: 24-30-Matthieu 8: 5-13.

 

" Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. "- Jean 6: 37.

 

Une confusion générale prévaut parmi le peuple de Dieu concernant la relation entre l’Evangile de Christ et la nation juive, et entre la nation juive et toutes les autres nations. Dans le passé, nous avons trop librement pensé, imaginé, supposé, sans avoir étudié assez soigneusement les déclarations claires de la Bible sur la question. La Bible déclare que, jusqu’à la venue de Christ-plus précisément jusqu’au trois ans et demi après la mort de Jésus, sa résurrection des morts et son ascension, les oeuvres divines étaient limitées à la race hébraïque-à Abraham et à sa postérité naturelle. Le monde entier est englobé dans la condamnation qui frappa notre père Adam pour sa désobéissance-le monde entier est sous la sentence divine, comme indigne de la vie éternelle ou de la communion avec Dieu-ainsi que le décrit l’apôtre Paul, le monde entier est " par nature des enfants de la colère " et tous nous étions étrangers à Dieu.

 

Selon ce qu’en disent les Ecritures les Juifs n’étaient pas meilleurs que le reste de la race, mais Dieu, ayant dès le début décidé de procurer un Rédempteur à l’humanité, par le Royaume duquel le monde entier serait finalement béni et aurait le privilège de retrouver la faveur divine, choisit la postérité d’Abraham, car Abraham était un caractère noble dont la foi et l’obéissance à Dieu étaient ainsi récompensées. Que leur nation et aucune autre fut en relation avec Dieu par l’alliance de la loi n’était donc pas quelque chose dont les Juifs pouvaient se glorifier. C’était une grâce divine, une faveur. Selon la prophétie divine, cette faveur devait se poursuivre avec les Juifs pendant une période de temps définie, c’est-à-dire jusqu’au terme des trois ans et demi après la croix.

 

L’EVANGILE DE CORNEILLE

 

Aussitôt la limite du temps atteinte, Dieu manifesta sa faveur envers les Gentils en commençant par évangéliser Corneille, un Gentil respectueux, saint et généreux. Dès lors, les faveurs de Dieu s’ouvrirent aux Gentils comme aux Juifs-le mur de séparation a été renversé. Les Gentils et les Juifs, les uns comme les autres, sont maintenant reçus selon les mêmes conditions-c’est-à-dire: foi en Jésus et consécration pour marcher sur les pas de Jésus.

 

C’est sur cette base que nous devrions lire et comprendre la déclaration de l’apôtre, que l’Evangile de Christ " est prêché à toute créature sous le ciel ". Il ne voulait pas dire, cela n’aurait pas été exact, que l’Evangile a été prêché à chaque créature dans le sens d’être proclamé à tout le monde. Car maintenant, dix huit siècles plus tard, il n’a pas encore été proclamé à toute l’humanité. Ce qu’entendait l’Apôtre, c’est que l’Evangile n’est plus maintenant chose restreinte; il peut être prêché à toute créature sous le ciel, sans distinction de nationalité-autrement dit il n’est plus limité aux Juifs comme autrefois. Aujourd’hui, " que celui qui a des oreilles pour entendre, entende "( Matthieu 13: 9, 43) le précieux message du Royaume. Or quiconque entend et a un cœur pour accepter le gracieux message de Dieu, qu’il présente son corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu par Christ (Romains 12:1). " Voici, je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi ".

 

LA FOI DE LA FEMME SYRO-PHENICIENNE

 

La narration de notre présente étude confirme pleinement ce que nous venons d’apprendre, c’est-à-dire qu’au temps du ministère de notre Seigneur et aussi durant les trois ans et demi après sa mort, toutes les faveurs de Dieu appartenaient aux Juifs uniquement. La femme syro-phénicienne de notre étude était grecque, et non juive. Sa fille était possédée d’un esprit impur, un démon qui la " tourmentait ". Elle entendit dire que Jésus était dans son voisinage, non loin de sa demeure; elle Le rechercha pour L’implorer de chasser le démon.

 

Mais Jésus dit à la femme: " Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens ". Elle comprit la puissance de cette déclaration. Les Juifs se targuaient d’être le peuple de Dieu, et les Gentils étaient désignés par les termes de " petits chiens " pour ne jamais avoir été compris dans l’alliance avec Dieu. Cependant la foi de cette pauvre femme en Jésus et son ardent désir de guérir sa fille la poussa à insister sur son cas et elle répondit: " Oui Seigneur, mais les petits chiens sous la table mangent les miettes des enfants ". Elle-même faisait partie de ces " petits chiens ". Ne pouvait-elle pas avoir de ces miettes de consolation et de bénédiction pour lesquelles elle languissait-la guérison de sa fille? Jésus lui répondit: " A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille ". Ainsi elle reçut la miette, sa foi l’emporta.

 

Aujourd’hui l’Israël de Dieu, à qui appartiennent toutes les bénédictions, les promesses et les faveurs de Dieu sont les Israélites spirituels. Ceux-ci, par une entière consécration au Seigneur et par l’imputation du mérite du sacrifice de Jésus, engendrés du Saint Esprit, sont des fils embryonnaires de Dieu, participants, héritiers de la nature divine et du royaume.

 

Par contre, n’avons-nous pas entendu parler, de temps à autre, de certaines personnes de l’extérieur-des Gentils-qui ne soient jamais entrés en position d’alliance avec Dieu et qui, de ce fait, sont étrangers à toutes les bénédictions appartenant à la " maison de la foi "? N’avons-nous pas entendu parler de quelques-uns de ceux-ci recevant d’occasionnelles miettes de consolation et de bénédiction? Assurément. Mais ceux-ci seront certainement des cas exceptionnels. La porte pour entrer dans l’Israël naturel fut barrée, mais la porte d’entrée dans l’Israël spirituel est ouverte et comme notre texte le déclare, celui qui vient à Jésus ne sera d’aucune manière rejeté. Dès lors, aujourd’hui il n’y a aucune excuse pour quiconque se trouve dans l’attitude du " petit chien ", recevant simplement une miette occasionnelle de bénédiction divine. S’ils le désirent, la porte de faveur restant encore ouverte, ils peuvent devenir des " enfants de Dieu irrépréhensibles ".

 

LE SERVITEUR DU CENTURION GUERI

 

Un centurion de l’armée romaine de l’époque serait de nos jours un capitaine. La Palestine, comme province, était assujettie à l’Empire Romain; de petites garnisons de soldats romains étaient stationnées çà et là, ordinairement sous les ordres d’un centurion. Evidemment c’était des Gentils. L’un d’eux eut connaissance de Jésus et de ses puissantes oeuvres, et lorsque son fidèle serviteur qu’il appréciait tomba malade, il eut recours à Jésus pour Lui demander de le guérir. Dans la métaphore de notre Seigneur, celui-ci était un autre " Gentil "" chien " désirant une miette de la table des enfants.

 

La foi du centurion, déclara notre Seigneur, était supérieure à tout ce qu’Il avait rencontré parmi les Israélites, peuple favorisé de Dieu. Il avait une telle confiance en la puissance de Jésus que, tandis qu’il alléguait, qu’étant un Gentil, Jésus ne désirerait pas l’honorer ou le reconnaître en se rendant sous son toit, il Le supplia de prononcer simplement une parole, étant convaincu que cela suffirait pour guérir le malade. Il expliqua qu’il avait cette foi parce que lui-même était un homme d’autorité et qu’il pouvait commander à ses serviteurs d’aller et de venir, et que, puisque Jésus possédait une plus grande autorité, ses messagers, quels qu’ils soient, par lesquels Il effectuait des guérisons, pourraient recevoir ses ordres et Lui obéiraient. Sa requête fut agréée.

 

Jésus se saisit de l’occasion pour déclarer que les Israélites, qui comptaient tant sur leur relation avec Dieu en tant qu’enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, trouveraient finalement qu’ils s’étaient largement trompés. Etre enfants d’Abraham signifiait en vérité qu’ils jouiraient de privilèges spéciaux et d’opportunités, mais ceux dont ils jouirent ne furent pas appréciés. Ils n’auraient pas dû croire que Dieu les accepterait comme son peuple élu, sans tenir compte de leur caractère, leur foi, leur obéissance ou leur ressemblance à Abraham. Ils étaient en effet les enfants du royaume, ceux à qui il fut bien offert en premier mais Dieu ne le leur imposait pas.

 

Dieu choisit de leur nation les " véritables Israélites " et le reste demeura dans l’aveuglement; depuis plus de dix huit siècles Il complète l’Eglise élue du Royaume en choisissant des membres du milieu de toutes les nations, de tous les peuples et de toutes les langues. Mais Il ne sélectionne que ceux qui ont la foi et l’obéissance d’Abraham et l’Esprit de son Fils Jésus-nul autre que le saint, le loyal, le véritable. Ceux-ci seront réunis dans